EPISODE / PART 7

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 7 : Lalibela 20-21 Jan.1977

Part 7 : Lalibela 20-21 Jan.1977

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

En ce matin du 20 janvier, un nouveau coup d’aile me mène maintenant à l’aérodrome de Lalibela. Les terrains d’aviation de ces localités de province ne sont pas asphaltés. Je suis conduit, toujours avec ma co-équipière, dans le village où, au lendemain de Timket, se déroulent d’autres célébrations, en l’honneur de l’archange saint Michel cette fois.

On the 20th of January, in the morning, I take off from Gondar and then land in Lalibela. The airfields of those localities in the provinces are not asphalted. My “team mate” and I are driven to the village, where, on the day after Timket, another celebration takes place, in honour of archangel St.Michael.

dc-Ethiopie Lalibela Fête Archange St.Michel 20.01.77-

Des sortes de danses rituelles rassemblent prêtres et fidèles.

The faithful and the priests gather and perform a kind of ritual dance.

dd-Ethiopie Lalibela Fête Archange St.Michel 20.01.77-

Un autre aspect de la même manifestation.

Another picture of the same event.

deS8-Ethiopie Lalibela 20.01.77

Les processions sont très colorées.

The processions are very colourful.

df-Ethiopie Lalibela Mtagne.Abouna Joseph 20.01.77-

Voici la montagne de l’Abouna Joseph, où je ferai une excursion le lendemain matin. Certains des toukouls (habitations rondes au toit de chaume) de Lalibela sont à étage. Malheureusement, la pellicule de négatifs qui commence ici est assez mal conservée. J’ai fait ce que j’ai pu lors du traitement numérique.

Here is Abuna Joseph Mount, where I’ll go hiking to-morrow morning. Some of the Lalibela tukuls (round thatch-roofed dwellings) have two floors. I’m afraid the negative film that starts here is rather badly preserved. I did my best when I processed the digitized pictures.

dg-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Mariam 20.01.77-

Je passe la journée à visiter les églises taillées dans la roche, une sorte de grès rose assez tendre. Ici, l’église Biet Mariam.

I spend the day visiting the rock-hewn churches, made of a kind of fairly soft pink sandstone. Here is Biet Mariam church.

dh-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Mariam 20.01.77-

Ce prêtre accepte la photo devant le même sanctuaire.

This priest doesn’t mind my taking his photo in front of the same sanctuary.

di-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Mariam 20.01.77-

Il faut se déchausser avant d’entrer. On me laisse photographier, même au flash. Voici l’intérieur polychrome de l’église. Tout est taillé d’une seule pièce.

One has to take off one’s shoes before going in. I’m allowed to take pictures and to use flashlight. Vaults and capitals are brightly painted. Everything outside and inside is hewn and carved directly out of the rock.

dj-Ethiopie Lalibela Egl.Medhane Alem 20.01.77-

L’église Medhane Alem, le plus grand des onze sanctuaires monolithes.

Medhane Alem church is the largest of the eleven monolithic sanctuaries.

dk-Ethiopie Lalibela Egl.Medhane Alem 20.01.77-

Un prêtre devant Biet Medhane Alem.

A priest in front of Biet Medhane Alem.

dl-Ethiopie Lalibela Biet Maskal 20.01.77-

Biet Maskal, l’église de la Croix.

Biet Maskal, the church of the Cross.

dm-Ethiopie Lalibela Biet Maskal 20.01.77-

Même monument : Voici un détail d’une petite ouverture à la forme et au décor curieux.

On the same edifice, a small opening presents a queer shape and decoration.

dnS8-Ethiopie Lalibela 20.01.77

Ce svastika africain d’époque médiévale semble étrange. En fait, cette forme géométrique simple a été “inventée” et utilisée partout dans le monde.

This medieval African swastika looks strange. Actually this simple geometrical pattern was “invented” and has been used everywhere in the world.

do-Ethiopie Lalibela Egl.Abba Libanos 20.01.77-

Voici maintenant Biet Abba Libanos. Les églises sont reliées entre elles par de nombreux couloirs, allées couvertes et passages.

Here is now Biet Abba Libanos. The churches are linked to each other by many corridors, covered lanes and passages.

dp-Ethiopie Lalibela Biet Gabriel Raphaël 20.01.77-

Ce prêtre accepte de poser dans Biet Gabriel Raphaël.

This priest doesn’t mind posing in Biet Gabriel Raphael.

dr-Ethiopie Lalibela Biet Golgotha Mikael 20.01.77-

Un bas-relief taillé dans la masse de Biet Golgotha Mikael.

A bas relief carved out of Biet Golgotha Mikael block.

ds-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Giorgis 20.01.77-

Biet Giorgis, en forme de croix grecque, est l’église la plus spectaculaire, la plus délicatement ouvragée et la mieux conservée de toutes.

Biet Giorgis, hewn in the shape of a Greek cross, is the most spectacular, delicately carved and best preserved church among all its sisters.

dt-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Giorgis 20.01.77-

Le toit de Biet Giorgis affleure au niveau du sol. Tout l’extérieur et l’intérieur du monument ont été excavés d’un seul tenant.

Biet Giorgis roof is level with the ground. The whole outside and inside of the edifice were excavated from a single block.

du-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Giorgis 20.01.77-

Un autre aperçu de l’église.

Another view of the church.

dv-Ethiopie Lalibela Egl.Biet Giorgis 20.01.77-

Admirer les moulures et la décoration des petites ouvertures.

You can admire the mouldings and the decoration of the small openings.

dw-Ethiopie Lalibela Monast.Abouna Joseph 21.01.77-

Le lendemain matin de très bonne heure, je fais une excursion de trois heures à dos de mule vers le monastère perché de l’Abouna Joseph (v. 4e photo). Je ne peux photographier le bâtiment dans de bonnes conditions d’éclairage, mais voici un paysage vu du monastère, alors que le jour se lève. Revenus à Lalibela, nous apprenons que notre avion pour Addis vient d’être réquisitionné par l’armée et qu’il va se rendre à Axoum. Seuls quelques uns des passagers inscrits pourront embarquer et rentrer dans la journée à la capitale. Un autre avion viendra chercher demain les voyageurs en attente. Nous passons tous un par un quelques secondes devant un militaire qui veut savoir si notre situation est prioritaire. Quand je lui déclare que je dois être rentré à mon travail lundi matin, il barre aussitôt mon nom de la liste de vol et appelle le suivant. Je vais donc passer un jour de plus à Lalibela, ce qui n’est pas une punition en soi. Je me dis que j’ai bien fait de prévoir une marge d’une journée pour pouvoir rentrer. J’espère surtout que je vais trouver à temps un train entre Addis et Diré-Daoua, car si je ne me présente pas à l’heure lundi matin à l’Académie Militaire, il pourrait m’en cuire. Mais tout se passera bien, et bravo pour tout à United Touring Company, vous avez été parfaits. L’avion du lendemain vient nous chercher et repasse par Gondar et Bahar Dar. Arrivé à Addis samedi 22 janvier vers 14h, j’ai le temps de faire quelques courses avant de prendre un train de nuit qui au bout de 12 heures me dépose à Diré-Daoua. L’après-midi, un taxi collectif me ramène à Harrar où mon existence simple va reprendre son cours.                           EPISODE 8 

The next day, very early in the morning, I do a three-hour ride on a mule up to Abuna Joseph monastery (see above photo 4). I can’t photograph the building because there isn’t enough light, but here is the landscape I can see from the monastery, at day break. Back in Lalibela, we hear that the plane we were to fly on to Addis has just been requisitioned by the army and that it will go to Axum. Only a few passengers will be able to take it and come back to the capital city on the same day. Another plane will come to-morrow to pick up the waiting travellers. We are allowed to explain to a serviceman for a few seconds each the reason we could have to have priority. When I tell him I musn’t be late at work on Monday morning, he crosses off my name from the passengers list and calls the next one. So I’m going to spend another day in Lalibela and it’s not unpleasant. But I’m telling myself it was a good idea to have thought of an extra day to secure my return. Above all I hope I can take a train from Addis to Dire Dawa, for if I’m not present on time on Monday morning at the Military Academy, I might get a good dressing down for going to the provinces without asking permission. But everything will go right, and thanks to United Touring Company for everything, you were perfect. The following day, the promised plane is on time and takes us to Addis via Gondar and Bahar Dar. We arrive at about 2 PM on Saturday the 22th of January and I can do a step or two and a bit of shopping before catching a night train. After a twelve-hour ride, I’m happy to see Dire Dawa again. In the afternoon, I take a collective taxi to Harar where my modest life will resume its course.                                      PART 8

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8 Responses to EPISODE / PART 7

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  3. MARICEL-BALTUS says:

    Ces monuments taillés dans la roche sont magnifiques. Ils suscitent interrogation et admiration et font penser à pétra en Jordanie.

  4. Tatiana says:

    Their churches are of different style:
    I mean the architecture here,
    But they are also unique ,
    Just look inside, I think it’s clear.

  5. BRUNELIN Rémi says:

    Je n’ai pas de commentaires à faire sur les épisodes qu’Hubert consacre aux vacances de Noël où il a eu la chance de pouvoir profiter de l’opportunité de visiter la région du lac Tana, Gondar, Axoum et Lalibella.Tout ce qu’il en dit et en montre est passionnant et ne fait que raviver mon regret de n’avoir pu saisir l’opportunité de visiter ces lieux chargés d’histoire à un moment où cela était possible sans risque et surtout autorisé ! J’avais saisi l’occasion de faire le voyage vers Harar avec les O. et Jean-Noël (je ne le regrette pas). Et l’occasion ne s’est plus présentée ! Quand j’ai voulu tenter un voyage qui comprenait Bahar Dahr près du lac Tana/ Lalibella/ Gondar (en avril 78, je crois, donc un an plus tard), la compagnie Ethiopian Air Lines a refusé de me vendre les billets sous un prétexte que je n’ai pas trop bien compris, si ce n’est que c’était pour des raisons de sécurité ; sans doute, l’Ambassade de France avait-elle donné des consignes pour dissuader les Français de voyager en Ethiopie.A cette même époque, la région du Harar, en pleine guerre somalo-éthiopienne, était interdite.C’était le moment de la grande contre offensive victorieuse éthio-cubaine, libérant la « mère-patrie » des « impérialistes somaliens » (mars 78), et lui permettant de se consacrer pleinement désormais à la reconquête de l’Erythrée, en état avancé de sécession !
    C’est à cette époque ( début mars 78) que se passait l’évènement dont Hubert parle dans une lettre adressée à sa famille (épisode 22) : un groupe de nos camarades inconscients avait choisi de faire une « excursion » dans le Harar, sans en référer à l’Ambassade. L’autorisation aurait été refusée à coup sûr car avec cette fameuse contre offensive de la dernière chance en Ogaden, la région pullulait de milices réquisitionnées, de « conseillers cubains » et l’essentiel des forces armées éthiopiennes s’y trouvait ! Nos amis ne tardèrent pas à se retrouver au kébélé, quasiment accusés d’espionnage ( les Ethiopiens n’hésitaient jamais à « charger la mule » si j’ose dire…) puis renvoyés manu militari à Addis, convoqués à l’Ambassade où ils durent s’expliquer sur leur périple touristique dans une région devenue peu propice aux découvertes culturelles et historiques…Il faut dire que l’incident diplomatique était sévère puisque le consulat de France à Dire fut fermé et tous les coopérants du coin renvoyés à Addis ! Nous, privés de voyage en Ethiopie, nous avions choisi de passer bien sagement nos vacances de Pâques aux Seychelles comme une grande partie de la communauté française d’Addis ! Et, compte tenu des mois que nous venions de vivre début 78, cela nous fit un bien fou !Mais j’ai trop anticipé…
    Il me revient, par contre, un souvenir qui date bien de cette époque (février ou mars 77, je crois bien).Patrick G. officiait à ses moments perdus (comme technicien ?) à « Radio Voix de l’Evangile », une radio protestante qui émettait en partie en français.Un festival du cinéma français était prévu à Addis. (Heureuse époque où de telles festivités pouvaient être organisées ; il y aura aussi au Centre Culturel italien un festival Visconti où l’on pourrait revoir « Les damnés » en version allemande sous titrée anglais ou « Violence et passion » en version anglaise sous titrée italien…).Là, c’était plus modeste (mais c’était bien en version française…) car nous avions « Adieu poulet » de Granier-Deferre avec Lino et Dewaere, « Souvenirs d’en France » de Téchiné, « Les grandes vacances » avec De Funes(oui, je sais, la transition est rude… ) et 2 ou 3 autres films de bonne facture…mais j’ai oublié lesquels ! Patrick connaissant nos « qualités » cinéphiliques à Michel S. et à moi et il nous proposa de venir en parler lors d’une petite table ronde. Je ne suis pas sûr que nous ayions été très brillants (pourtant, j’avais vu tous les films en question) mais ce n’est tout de même pas cela qui a causé ce qui va suivre peu de temps après (du moins, on peut le supposer modestement…), à savoir la réquisition de notre « chère » radio et sa transformation illico presto en « Radio Voix de l’Ethiopie Révolutionnaire » ! Désormais, nous pouvions entendre en français la bonne parole des nouveaux maîtres du pays…

    à suivre après l’épisode 8

  6. BRUNELIN Rémi says:

    Je retrouve dans une lettre à ma famille du 15 mars 77 (j’étais donc dans le bon « créneau ») les autres films français de cette semaine cinéphilique : « 7 morts sur ordonnance » avec Piccoli, Depardieu, Vanel et Birkin et « Lily aime moi » avec Dewaere et le dessinateur Folon. 2 bons films.Quant à Patrick G., il n’était pas à la radio par hasard, il y était détaché depuis que je l’avais remplacé à Medhane Alem. Une précision s’impose quant aux films que nous pouvions voir à Addis (je ne parle pas de ceux projetés à l’Alliance française et arrivés par la valise diplomatique mais des autres, y compris ceux de la semaine du cinéma français ouverte à tout public) : ils passaient tous à la censure et se voyaient sévèrement amputés dès qu’une scène de violence ou à caractère sexuel apparaissait à l’écran. Je dois à la vérité de dire que je ne crois pas que « Les grandes vacances »aient subi un tel outrage…Mais, « Adieu Poulet », lui, (où un colleur d’affiche est agressé et laissé pour mort au tout début du film) ayant été largement tronqué, la suite du film devenait pour le moins obscure, les spectateurs ne comprenant pas toujours pourquoi Lino et Dewaere se démenaient tant durant leur enquête pour retrouver les coupables d’une vague agression… « 7 morts sur ordonnance » resta assez mystérieux pour beaucoup (voir le nombre de morts du titre…). J’ai eu l’occasion, à un moment où cela était encore possible, de revoir dans des salles d’Addis « Chinatown » ou « Le Parrain ». Je peux vous assurer que « Chinatown » dont la scène essentielle avait été coupée (celle où l’on apprend la relation incestueuse entre Faye Dunaway et son père) devenait complètement incompréhensible.Qu’on se rassure, ces films laissèrent bientôt la place à des films chinois de l’époque de la révolution culturelle et, là, le public éthiopien ne risquait plus d’être perverti par les œuvres occidentales et décadentes !

  7. Jean-Yves C. a écrit le 12.12.2012: “Mon Lalibela (1974)… Quel puissant réflexe de survie a poussé les chrétiens d’Ethiopie à creuser ces églises des catacombes, cachées comme des trésors sous une inaccessible montagne? Massacres, peurs, apocalypse? Il faut être Moïse pour entraîner son peuple au travers de la Mer Rouge vers la Terre Promise! Qui est ce roi LALIBELA, choisi dans la descendance de Salomon et de Makeda par un essaim d’abeilles? C’est lui qui fera édifier une Jérusalem nouvelle dans ce lieu aride et désolé. Les sabres de l’Islam ayant coupé la route des Rois Mages, un Jourdain sera creusé dans le roc sur une pente modérée. Le long de ce fleuve sans eau, seront creusées onze églises aux formes originales, évidées. Indescriptible, sauf par les photos de l’ami Hubert! Incomparable, rien à voir avec les troglodytes de Cappadoce, le Mont Saint Michel accroché à la mer, aux sables et au ciel, rien à voir non plus avec les catacombes de l’Urbs! A Lalibela, à l’écart du petit village où les plus grands toukouls ont deux étages, affleurent les toits sculptés des églises de roc. Le soleil se joue des reliefs et des nuances. Si l’on s’approche du site, on est de prime abord attiré par le chef d’œuvre: Beit Giorgis, édifice en forme de grande croix grecque entouré d’une profonde tranchée.La perfection du temple intrigue. Le bloc de pierre est parfait à l’intérieur comme à l’extérieur. Au profond des tranchées qui circulent de chapelle en chapelle, les yeux écarquillés des fidèles nous fixent… Les visiteurs restent rares. Un moine fait baiser une croix de bois et fait entrer les fidèles à la queue leu leu dans le monolithe sacré, plongé dans l’obscurité, éclairé par les traits de soleil passant par de subtiles ouvertures géométriques. Comment distinguer les icônes, les petis anges des plafonds marouflés? On ne peut que s’imprégner de splendeurs mystérieuses…
    Suivons les pélerins enveloppés dans leur toge blanche. Les femmes ont bien souvent une bosse dans le dos, le dernier né, les autres enfants trottinant à côté. Que d’infirmes à béquilles! Que de mendiants! Que de mains implorantes! Que de gestes montrant une faim à apaiser! Terrible impuissance! Au cours du cheminement dans les galeries à ciel ouvert, on remarque que les mêmes handicapés sont postés aux portes des sanctuaires. Comment ont-ils fait pour nous précéder et tenter de nous attendrir à nouveau? Ces pauvres hères doivent connaître les raccourcis de ce dédale. Devant Beit Mariam, le plus imposant monolithe, rectangle impeccable, des moines austères, parfois patibulaires et grognons sortent au jour les croix de procession ciselées, trésors qui, à elles seules, sont preuves du plus haut degré de civilisation. Le plafond de roc, dalle unique portée par de gros piliers en un bloc, ressemble à une pierre tombale géante. Prodigieux! Quels hommes ont taillé et recreusé ces temples?… Plus loin dans la septième église sonnent tambour, sistres et voix graves. Entrée non souhaitée! En haut tout le long des tranchées, une ligne de têtes curieuses écoute l’office ou attend sa proie de farendjes. Les pèlerins et badauds respirent le dénuement et semblent attendre la fin des temps. Je sens entre eux et moi, l’espace qui sépare l’alpha de l’oméga… Sortir de ces somptueux caveaux, oui, sortir au plus vite et respirer à hauteur de sol, voir l’horizon, fuir… des émotions irrépressibles prêtes à vous foudroyer. JEAN-YVES”.

    HT répond le 12.12.20012: “Eh bien Jean-Yves, quel lyrisme et quelle puissance d’évocation! Ton texte complète magnifiquement mes photos et mon récit au ton plus simplement descriptif. Mais la visite de Lalibela ne peut que laisser un souvenir impérissable.”

    • BRUNELIN Rémi says:

      A propos de l’Ethiopie chrétienne, on peut signaler l’émission diffusée sur Arte en octobre dernier intitulée “En Ethiopie, sur les traces des premiers chrétiens”; elle est visible sur You Tube.

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