LE LIVRE PAPIER DE MON GRAND VOYAGE EST PARU!

Continue reading

Posted in LIVRE MON GRAND VOYAGE | Tagged , , , | 26 Comments

EPILOGUE – QUIZ

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

EPILOGUE – GLOSSAIRE – QUIZ – DERNIERES NOUVELLES – BIBLIOGRAPHIE 

EPILOGUE – GLOSSARY – QUIZ – LATEST NEWS – BIBLIOGRAPHY 

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

EPILOGUE

Dans les tout premiers jours suivant mon retour à Rouen, je prépare ma réinstallation en France. A l’Inspection Académique, je dépose des vœux départementaux concernant la prochaine année scolaire. Comme il y avait assez peu à dépenser pour moi en Ethiopie, j’ai pu économiser sur mon traitement versé en France: J’ouvre un plan d’épargne logement et je m’offre une voiture. Mais j’achète celle-ci en “transit temporaire” (plaques rouges) car j’espère toujours pouvoir repartir. Pendant cet été de 1978, je récupère, annote soigneusement et classe films et photos. De toutes les images que j’ai fait parvenir en France, aucune ne sera perdue. Je me rends également au Ministère des Affaires Etrangères lors d’un déplacement à Paris pour proposer mes services hors de France pour la rentrée, notamment à Djibouti. Je fais valoir que je connais ce dernier endroit et “comment cela s’y passe” (voir Episode 28). Mais aucune de mes demandes pour l’étranger n’a abouti et n’aboutira. Il est vrai que je n’ai obtenu de la part de mes supérieurs hiérarchiques en Ethiopie qu’une note finale moyenne, pas pour des motifs professionnels, mais pour mes façons pas toujours assez formelles.

Je retrouve donc un poste dans une école en Normandie. Un jour de janvier 1979, la directrice entre dans la classe: « On vous demande au téléphone, je garde la classe ». C’étaient les services du Ministère des Affaires Etrangères pour une proposition de départ sous bref délai à Djibouti et je devais me décider tout de suite. J’étais déjà bien réinstallé et je ne tenais pas à abandonner la classe ainsi. Cela aurait été aussi un coup pour ma famille. Pris de court, j’ai dit non. Avec le recul du temps, je me dis que j’aurais dû accepter. Ma vie aurait probablement été toute différente. J’aurais pu facilement retourner en Ethiopie et continuer les beaux voyages. Mais les conditions de vie et de travail étaient difficiles à Djibouti et je n’aurais peut-être pas “tenu le coup”.

Aux vacances de Noël 1978-79, Jean-Noël, qui a retrouvé sa région de Savoie, vient passer une semaine avec moi au Havre, où je me suis installé. Nous allons au port voir le paquebot France amarré à son quai, lors d’une exceptionnelle vague de froid. Durant cet hiver, je revois aussi Christian et Danielle, qui habitent dans l’Oise. Aux vacances de Pâques 1979, je fais un séjour chez Jean-Noël à Albertville, et je vais aussi voir Jean-Luc et Dominique, qui résident près de Lyon. Mon camarade savoyard et moi nous verrons ensuite des dizaines de fois jusqu’à maintenant.

Je n’ai donc pas rebondi, je ne suis pas reparti travailler à l’étranger et je ne suis à ce jour jamais retourné dans aucun des pays visités lors de mon grand voyage. Mais cette étonnante expérience m’a formé et profondément marqué, d’une manière positive. Je souhaite à tout jeune, garçon ou fille, d’avoir la possibilité, le goût et la volonté d’en faire autant.

Je voudrais essayer d’analyser un peu les raisons pour lesquelles j’aimais tant ma vie en Ethiopie. Ce n’était pourtant pas toujours avantageux: Je n’ai par exemple jamais eu de voiture ni de télévision dans ce pays. Les possibilités de déplacements étaient limitées, les libertés réduites, le couvre-feu strict, l’approvisionnement peu diversifié, les communications et les services postaux pas toujours pratiques. Les occasions de contacts avec la population locale, surtout au Harrar, demeuraient très limitées à cause des barrières linguistique, culturelle et sociale. Les distractions étaient assez rares, même à Addis. Dans les rues, nous étions souvent sollicités par des personnes espérant se procurer un peu d’argent. Cela pouvait devenir irritant mais nous avions appris à dialoguer avec ces gens ou à les repousser gentiment mais fermement s’il le fallait. Entre Français à Addis, l’indifférence ou la condescendance n’étaient pas rares. Mes débuts à Harrar en décembre 1976 et à Addis en août 1977 n’ont pas été si faciles mais j’ai appris à aimer ces deux cadres de vie. Mon travail était agréable, avec un rythme nettement moins soutenu que ce que j’ai connu par la suite en France. J’ai pu trouver quelques bons camarades pour partager d’agréables moments. Je trouvais passionnante, bien que parfois dramatique, la page d’histoire que le pays était en train d’écrire. J’aimais l’exotisme et le climat ensoleillé du pays, bien qu’à Addis sans voiture, il fallait souvent avoir un parapluie à portée de main. Etant un peu livré à moi-même, surtout la seconde année, je ressentais avec plaisir l’affranchissement de certaines contraintes vécues en France, et tous ces changements de façon de vivre étaient perçus de façon positive. Bien que notre niveau de vie fût très simple, notre statut social était relativement plus élevé que ce qu’il était en France, et nous nous sentions moins “anonymes” que dans la mère patrie. Nous pouvions par exemple être invités à un cocktail ou à un dîner à un consulat ou dans un grand hôtel. La phrase suivante, d’une de mes lettres à ma famille (16 mai 1978) résume bien ma façon de voir les choses à cette époque: « Ici, bien qu’il y ait beaucoup d’inconvénients, j’ai à peu près tout ce qu’il me faut, et je n’ai pas de soucis ». Sachant que j’étais là-bas pour un temps limité, je voulais en profiter au maximum.

EPILOGUE

During the first days of my return home in Rouen, I prepare my settling back in France. At the School Inspectorate, I apply for jobs in several places in my département for the next school year. As there was little money for me to spend in Ethiopia, I managed to save from the salary paid into my account in France: I open a new saving account intended to buy myself lodgings later, and I purchase a car. But I buy the latter with red number plates (with payment of the taxes delayed) for I still hope I’ll be able to set off again. During this summer of 1978, I recover, annotate carefully and file movie films and photos. None of the pictures I dispatched to France got lost on their way. I also go to the Ministry of Foreign Affairs, at the time of a short trip to Paris, to apply for jobs abroad at the beginning of the next school year, especially in Djibouti. I point out that I know the latter place and “how it goes there” (see Part 28). But none of my applications for working abroad will succeed. But, that’s right, I have only obtained a medium final mark from my immediate superiors in Ethiopia, not on professional grounds but for my ways, not always formal enough.

I find myself teaching in a school in Normandy, then. Once, in January 1979, the headmistress comes into the classroom: ‘You’re wanted on the phone, I’ll look after the class’. It was a call from the services of the Ministry of Foreign Affairs, who offered me a post in Djibouti. But I had to give my answer at once, and to leave almost straight away. I had settled back and was used to my new life, then, and I didn’t want to abandon the class like that. It would have been a blow for my family as well. Caught unawares, I said no. But now I think I should have accepted it. My life would probably have been very different. I could have gone to Ethiopia again easily and carried on with the nice trips. But conditions of life and work were difficult in Djibouti and perhaps I wouldn’t have held out.

At the time of the Christmas holiday 1978-79, Jean-Noël, who has joined his region of Savoy again, comes to spend a week with me in Le Havre, where I have settled down. We go and see the liner France moored to its quay in the harbour, at the time of an exceptional spell of cold. During this winter, I also see Christian and Danielle again. They live in Oise département. During the Easter holiday 1979, I stay eight days with Jean-Noël, in Albertville, and I also visit Jean-Luc and Dominique, who live near Lyons. My Savoy companion and I will see each other a few dozen times again, up to now.

So I didn’t bounce, I didn’t start off to work abroad again, and I’ve never come back to any country visited at the time of my “great trip” yet. But this surprising experience formed and deeply marked me, in a positive way. I wish every young man or woman the opportunity, the taste and the will to do the same.

I’d like to try to analyse a little the reasons for which I liked my life in Ethiopia so much. It was not always very attractive, though. For example, I never had television or a car in that country. Liberty and the possibilities of moving around were limited, the curfew was strict, supplying little varied, communications and postal services not always convenient. The opportunities of contacts with the local population, especially in Hararghe, remained very limited because of the linguistic, cultural and social barriers. Distractions were rather rare, even in Addis. In the streets, we were often approached by people trying to get a little money. It could become irritating, but we had learnt to talk to them or to push them away kindly but firmly. Between French people in Addis, indifference and condescension were not uncommon. When I started in Harar in December 1976 and then in Addis in August 1977, it was not so easy but I learned to like my life in those two places. My work was pleasant, with a pace markedly slower than what I knew in France afterwards. I managed to find a few good companions to share pleasant moments. I found the page of history the country was writing entrhalling, albeit sometimes tragic. I liked the country’s exoticism and sunny climate, although in Addis without a car, you often needed an umbrella at hand. Being a little left to myself, especially in the second year, I felt with pleasure emancipation from some constraints experienced in France, and all those changes of way of living were felt positively. Although our standard of living was very simple, our social rank was relatively higher than it was in France, and we felt less impersonal there than in the homeland. For instance, we could be invited to a cocktail party or a dinner in a consulate or a first-class hotel. The following sentence, from a letter to my family (16 May 1978) sums up the way I saw the things at that time well: ‘Here, although there are a lot of drawbacks, I’ve got nearly everything I need and I’m living free of worries’. Since I was there for a limited time, I wanted to make the most of it.

PETIT GLOSSAIRE        (A) = Amharique, langue majoritaire en Ethiopie.

Abeba (A): Fleur.

Abiot (A): Révolution.

Abouna (A): Chef de l’Eglise chrétienne éthiopienne.

Addis (A): Nouveau, nouvelle.

Amba (A): Montagne aux parois abruptes (et au sommet aplati, pouvant servir de refuge aux époques troublées).

Anbessa (A): Lion.

Baka (A): Ca suffit, c’est tout, c’est fini.

Bet (A): Maison.

Bouna (A): Café. Cette plante serait originaire d’Ethiopie.

Le Derg (A): ‘Comité’. La junte militaire communiste au pouvoir en Ethiopie à l’époque (voir le début de l’Episode 8). A son passif: les milliers de morts de la terreur rouge. A son actif: la promotion d’un idéal de justice sociale, et la gestion habile, menant le pays à la victoire, lors de la guerre de l’Ogaden. Le régime s’intitulait ‘Gouvernement Militaire Provisoire de l’Ethiopie Socialiste’ et sa devise était Ethiopia Tikdem, ‘l’Ethiopie d’abord’.

Farendji (A): Etranger. C’est l’un des tout premiers mots que l’on apprend en arrivant en Ethiopie.

Foundouk: Petit caravansérail, auberge, au Yémen.

Ganna ou Genna (A): Le Noël éthiopien, qui tombe le 15 ou le 16 Tahesas (6 ou 7 janvier du calendrier grégorien).

Gari (A): Carriole légère à deux roues, tirée par un cheval et utilisée comme taxi, surtout par les gens du pays, dans toutes les villes d’Ethiopie à l’époque, sauf à Addis.

Injéra (A): A la base de l’alimentation, c’est une sorte de grande crêpe, assez fade et acide. On la sert sur un grand plateau, posé sur un support en vannerie servant de table, et on se sert tous ensemble avec les doigts. On l’accompagne d’une sauce très épicée, et suivant ses moyens, d’oeufs durs, de viande et d’une sorte de fromage, le tout étant servi dessus à la fois.

Kebelé (A): Comité de quartier. Créés par le Derg en 1975, les kebelés existent toujours en 2012 et disposent de pouvoirs étendus.

Kéremt (A): La saison des pluies (de fin juin à septembre).

Khan: Caravansérail, grande auberge pour caravanes (de chameaux).

Khat: Arbuste dont on mâche les feuilles aux vertus euphorisantes, prisé par certains principalement dans la Corne de l’Afrique et au Yémen.

Kokeb (A): Etoile.

Krar (A): Sorte de lyre éthiopienne. Voir ICI.

Mamité (A): Gouvernante éthiopienne. Elle fait le ménage et le lavage, mais aussi les courses et la cuisine. Tous les gens d’un certain statut social sont tenus d’en avoir une.

Maskal (A): Croix.

Mesfin (A): Duc. La porte du duc de Harrar (Episode 4, 7e photo), fut nommée en l’honneur du prince Makonnen, second fils de l’empereur Hailé Sélassié. Le gouvernement révolutionnaire au pouvoir n’a pas jugé utile, pendant toute la période de mon séjour à Harrar, d’effacer cette inscription, souvenir de l’Ancien Régime.

                                  Ras (A): “Tête”. Titre de noblesse équivalent à celui de duc.

Talla (A): Boisson peu alcoolisée, de couleur brune, à base de grains, parfois comparée à la bière.

Tedj (A): Sorte d’hydromel, de couleur jaune d’or.

Teff (A): Céréale à très petits grains, base de l’injéra.

Timket (A): L’Epiphanie éthiopienne (12 jours après Ganna).

Toukoul (A): Habitation traditionnelle, ronde, au toit de chaume, bien intégrée à son environnement.

Wat ou Wot (A): Sauce rouge très forte accompagnant l’injéra.

Zabagna (A): Gardien. Chaque immeuble ou villa en a deux: un de jour et un de nuit.

SMALL GLOSSARY            (A) = Amharic, the majority language in Ethiopia.

Abeba (A): Flower.

Abiot (A): Revolution.

Abuna (A): The head of the Christian Church of Ethiopia.

Addis (A): New.

Amba (A): A steep-sloped flat-topped mountain (which could be used as a refuge in troubled times).

Anbessa (A): Lion.

Baka (A): That’s enough, that’s all, it’s over.

Bet (A): House.

Buna (A): Coffee. This plant is said to be native to Ethiopia.

Derg(ue) (A): ‘Committee’. The communist military junta in power in Ethiopia in those times (see the beginning of Part 8). They are responsible for thousands of people killed at the time of the red terror. To their credit: the advancement of an ideal of social justice, and the clever management in the Ogaden war, leading the country to victory. The system’s title was ‘The Provisional Military Government of Socialist Ethiopia’, and its motto, Ethiopia Tikdem: ‘Ethiopia First’.

Farenji (A): Foreigner. It’s one of the very first words you learn when you land in Ethiopia. 

Funduk: A small caravanserai, an inn, in Yemen.

Ganna or Genna (A): The Ethiopian Christmas, which falls on the 15th or the 16th of Tahesas (6th or 7th of January in the Gregorian calendar).

Gari, or gary (A): A horse-drawn two-wheeled light cart used as a taxi, mainly by the locals, in all Ethiopian towns in those times, except Addis.

Injera (A): The staple food in Ethiopia, a kind of big pancake, rather insipid and acid. It’s served on a large dish, put on a basketwork support used as a table, and everybody together helps themselves with their fingers. One eats it with a very hot sauce, and if one can afford, with hard-boiled eggs, meat and a kind of cheese, everything served on it at the same time.

Kebele (A): Neighborhood association. Created by the Derg in 1975, the kebeles still exist in 2012 and have important powers.

Keremt (A): The rainy season, from the end of June to September.

Khan: A caravanserai, a large inn for camel caravans.

Khat: A small tree whose euphoria-giving leaves some people like to chew, mainly in the Horn of Africa and in Yemen.

Kokeb (A): Star.

Krar (A): A kind of Ethiopian lyre. See HERE.

Mamite (A): An Ethiopian housekeeper. She cleans and washes, and also does the shopping and the cooking. Everyone with some social standing must have one.

Maskal (A): Cross.

Mesfin (A): Duke. The Harar Mesfin Ber (Gate of the Duke of Harar) was named in honour of Prince Makonnen, the second son of Emperor Haile Selassie (see Part 4, 7th photo). The revolutionary government in office didn’t deem it necessary, for my whole stay in Harar, to obliterate this inscription, an Old Regime memory.

                              Ras (A): ‘Head’. Title of nobility corresponding to duke.

Tella (A): A little-alcoholic brown drink, made from grains, sometimes compared with beer.

Tej (A): A sort of gold-coloured mead.

Teff (A): A cereal with very small seeds, used to make injera.

Timket (A): The Ethiopian Epiphany (12 days after Ganna).

Tukul (A): A traditional roof-thatched round dwelling, well integrated in its environment.

Wat or Wot (A): A very hot red sauce going with injera.

Zabagna (A): A guard. Every building or detached house has got two of those men: one for the day and another for the night.

QUIZ

Terminons par un jeu. J’enverrai UN BEAU CADEAU, sous forme numérique, à toute personne qui répondra correctement aux 13 questions ci-après. Identifiez les villes ou localités correspondant aux photos ci-dessous et à leur légende, et écrivez leur nom sur le formulaire ci-après dont vous ferez un copier-coller sur un courriel que vous m’enverrez ici:                         huberaime@hotmail.fr

Vous recevrez, si vous avez “tout bon”, un montage des plus belles photos de mon grand voyage. L’orthographe ne compte pas. Attention, pour compliquer un peu, les clichés et leur numéro ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique.

1: Afrique profonde:

2: La “ville fantôme”:

3: La “ville de Babar”:

4: Les angelots au plafond sont dans cette ville:

5: La ville-forêt, ou Nouvelle Fleur:

6: Où se trouve le temple des Obélisques?:

7: La “belle galette dorée”:

8: Les immeubles “qui ont poussé tout seuls”:

9: La ville qui doit tout au chemin de fer:

10: Cette localité possède plusieurs jolis lacs:

11: Ce site porte les traces de trois millénaires:

12: Eglises monolithes:

13: Pour terminer: Que signifie cette inscription?:

QUIZ

Let me complete this work with a game. I’ll send a digital NICE PRESENT to anybody who answers correctly the 13 questions (below). Identify the towns or localities corresponding to the photos (below) and their captions, and write their names on the form (below) which you’ll copy and paste on an e-mail you’ll send me here:     huberaime@hotmail.fr

You’ll receive, if everything is right, a photomontage made from the best pictures of my “great trip”. Spelling is not important. Careful, to make it a bit more difficult, the photos and their numbers are not presented in chronological order.

1: Deep Africa:

2: The “ghost town”:

3: An African town with a very British look:

4: The cherubs on the ceiling are in that town:

5: The forest town, or New Flower:

6: Where is the Temple of the Obelisks?:

7: The “beautiful round flat golden cake”:

8: The blocks of flats which “have grown by themselves”:

9: The city which owes everything to the railway:

10: This locality conceals several nice lakes:

11: This place bears the marks of three millennia:

12: Monolithic churches:

13: A last question, but not the least: What does this inscription mean?:

11

22

33

44

55

66

77

88

99

1010

1111

1212

1313

DERNIERES NOUVELLES

03 Fév. 2012. Le but de mon travail est double: laisser mon témoignage, et trouver ou retrouver des personnes intéressées ou concernées par le sujet. Ces deux objectifs se rejoignent car ces gens pourraient, par leurs apports, me “rafraîchir la mémoire” et contribuer à l’amélioration de mon compte-rendu. La publication de mon récit sur Internet m’a permis de retrouver Michel S., grâce à qui je suis maintenant aussi en contact avec Rémi B., Yveline F. et Francis O. Je remercie vivement Michel et espère de nouveaux développements d’amitiés retrouvées pour bientôt. Il est possible que des gens ne m’aient pas trouvé intéressant sur le moment, mais je n’avais que vingt ans quand je suis arrivé en Ethiopie et il y a “prescription” après si longtemps. J’aimerais beaucoup retrouver Jean-Luc B., Marie-Josée S., Christian M., Roland R., Jean-Yves C., les militaires du Camp Français de Harrar, ainsi que toute autre personne dont j’ai croisé le chemin là-bas. J’ai eu très peu de réactions de la part des Ethiopiens jusqu’à maintenant. Pourtant c’est en premier lieu pour eux que j’ai fait la version anglaise! Leurs contributions, voire leurs critiques, me seraient précieuses. Je suis également volontaire pour collaborer à un éventuel autre travail sur le sujet (je peux fournir documents et témoignages, mais attention, pas de re-publication de mes éléments sans mon autorisation préalable au cas par cas) et je suis aussi équipé pour scanner bénévolement et traiter numériquement vos diapositives, négatifs et documents papier. N’hésitez donc pas à vous manifester, car ces jours de retrouvailles sont autant de grands moments! Et puis pourquoi attendre? Nous ne sommes pas éternels. Découvrez, faites découvrir mon travail, laissez un commentaire ou écrivez-moi!                                        huberaime@hotmail.fr

24 Fév. 2012. C’est avec grand plaisir que j’ai renoué le contact récemment avec Roland R., et j’espère de nouvelles retrouvailles d'”anciens” pour bientôt. Toutefois, après six mois de mise en ligne et 7000 visites de ces pages, je ne pense pas pouvoir enrichir mon travail d’autres contributions importantes, et j’ai décidé de PUBLIER SOUS FORME DE LIVRE PAPIER. Je recherche donc un éditeur. Vous qui avez aimé mon récit, aidez-moi à en faire la promotion et à frapper à la bonne porte. Je suis ouvert aux suggestions et prêt à apporter les modifications appropriées. Je saurai être reconnaissant si vous avez aidé efficacement.

7 juin 2012. La douche écossaise – Plus de 10.000 visites de ce site à ce jour, mais assez peu de réactions. J’ai renoué récemment avec Jean-Yves C. avec grand plaisir. J’ai pu reprendre contact également avec Serge, Annie et Alexandra C., ainsi qu’avec André C. et Alain S. Et je suis tout aussi content quand je peux servir de chaînon entre “anciens”. Mais je me heurte aussi à beaucoup d’indifférence et d’absences de réponses. J’ai appris que Marie-Josée S. n’est malheureusement plus de ce monde, mais j’aimerais retrouver des gens qui l’ont connue, comme Henri B., de Djibouti. Je renouvelle donc mon appel à toute personne intéressée par tout ce passé à se manifester. En ce qui concerne certaines photos très jaunes dans le présent ouvrage, j’ai pu reprendre et améliorer la correction des couleurs à la numérisation, en vue d’une future édition. Comparez:

ki-Ethiopie Addis-Abeba Journ.Internat.des Femmes 08.03.78-ki-Ethiopie Addis-Abeba Journ.Internat.des Femmes 08.03.78-r

Le 23 mai, j’ai eu le grand plaisir de recevoir à Mazan la visite de Malcolm S., connu à Diré-Daoua. Je le remercie d’être venu, et pour les informations et documents qu’il m’a apportés. Voici deux souvenirs de cette visite:

sk-Malcolm S. et H. à Mazan (Vaucluse) 23.05.2012-sl-H. et S. à Mazan (Vaucluse) 23.05.2012-

27 Sept. 2012. Depuis un an, satisfactions et frustrations se partagent le terrain. Je tiens à remercier particulièrement Jean-Yves C. et Rémi B., avec qui je corresponds maintenant régulièrement, et qui ont laissé des témoignages très fournis de leurs propres expériences à la fin de nombreux épisodes de Mon Grand Voyage. Je vous encourage vivement à lire ces contributions de grand intérêt. Lors de la fin de semaine des 22, 23 et 24 sept. 2012, Rémi et Yveline B., que je n’avais pas revus depuis mon départ d’Ethiopie en juin 1978, sont venus me voir à Mazan. Avec Jean-Noël B., présent également, notre petit groupe de copains à Addis s’est reconstitué, après plus de 34 ans. Voici deux souvenirs de ce grand moment (ci-dessous). Voir aussi mon billet ICI. J’espère d’autres rencontres de personnes intéressées et d’autres retrouvailles d’anciens dans les temps qui viennent.

7 mai 2013. 20 000 visites environ à ce jour. Le livre papier est paru (voir ICI) mais le blog continue sa vie propre. Vous pouvez toujours y laisser des commentaires, ou bien écrivez-moi.

1er mars 2014. Plus de 25 000 visites du blog à ce jour, mais pas assez de lecteurs achètent le livre papier. A vos commandes! (ICI) Et que ceux qui ont fait des promesses en tous genres (achat, mise en relations…) les tiennent, car entre gentlemen, une promesse équivaut à une obligation! Le GRAND VOYAGE est toujours en vie (conférences, rencontres, projections, journées du livre…).    Suivez les événements sur Facebook et communiquez!                          Facebook Hubert Tabutiaux                    Facebook Grand Voyage

1er septembre 2014. Près de 30.000 visites du blog à ce jour. Une bibliographie a été ajoutée (en bas de cette page). L’été a vu d’autres anciens se manifester. Lisez leurs contributions sur l’épisode 19 et sur le dernier billet.

sm-Mazan Retrouvailles Jean-Noël, Rémi, Yveline 22.09.12-sn-Retrouvailles Jean-Noël, Rémi, Yveline Vaison 23.09.12-

1b-Conférence Port-de-Bouc(BdR.) 14.02.2014

Conférence-projection sur le Grand Voyage à la médiathèque Boris Vian de Port-de-Bouc (BdR.) le 14 février 2014 (grande photo ci-dessus).

19 janvier 2015: Conférence-projection “Ethiopie millénaire: de l’Empire à la révolution et à l’ère moderne”, par Hubert Tabutiaux, avec l’Association Culture et Patrimoine de Mazan, le samedi 31 janvier 2015 à 17h à la salle de la Poste à Mazan. Entrée libre. Venez nombreux. Un verre de l’amitié sera offert après la présentation. Nombreuses diapositives numérisées des années 1970, souvent rares ou spectaculaires. L’intervenant exposera des objets d’époque et dédicacera, avant et après la présentation, son livre illustré Mon Grand Voyage. QU’ON SE LE DISE!

Mazan Projection Ethiopie HT 31.01.2015

Mazan(84) Conf. Ethiopie 31.01.15 Journaux du 03.02.2015a 

Carpentras Point de Lumière Moyen-Orient HT 06.02.2015

LE LIEN FO p.15 Fév.2015a

“Un de nos adhérents, Hubert Tabutiaux, enseignant à la retraite, nous a fait part de son talent d’écrivain en publiant un livre intitulé Mon Grand Voyage – Ethiopie 1976-1978”. Journal national LE LIEN (page 15) de février 2015 (ci-dessus).

bl-Paris Restaurant Ménélik Rue Sauffroy 09.04.2015a

Ci-dessus, retrouvailles d’anciens d’Ethiopie au restaurant Le Ménélik, à Paris, le 9 avril 2015.

Above, meeting of ‘veterans’ of Ethiopia at Menelik restaurant in Paris on 9 April 2015.

17 avril 2015: Ce blog est toujours bien visité: près de 34 000 visites à ce jour. Par ailleurs, la cote du livre monte! Il est proposé plus cher d’occasion que neuf, bien que toujours disponible: http://bouquinerie76.canalblog.com/archives/2015/03/02/31631511.html  C’est le moment d’acquérir le livre neuf tant qu’il en reste!  

3 janvier 2016: Ce blog reçoit toujours pas mal de visites. Je suis cependant déçu de la tiédeur de la plupart des anciens, sauf J-Y.C., bien entendu. Il reste des exemplaires du livre papier, achetez-en!                                                                                

LATEST NEWS

03 Feb. 2012. The purpose of my work is double: I want to leave my account, and to find or meet again some people interested or involved in the matter. These two aims concur for those people could, through their information, refresh my memory and contribute to the improvement of my account. The publication of my story on the Internet has enabled me to meet Michel S. again, through whom I’m now also in touch with Rémi B., Yveline F. and Francis O. I thank Michel very much and hope I can take up with other friendly relations again soon. Perhaps some people didn’t find me interesting at that time, but I was only twenty when I first arrived in Ethiopia, and it’s time for ‘prescription’ after all those years. I’d love to meet Jean-Luc B., Marie-Josée S., Christian M., Roland R., Jean-Yves C., the Harar French Camp servicemen again, and also any person who crossed my way there. I’ve got very few reactions from Ethiopians so far. However, it’s firstly for them that I wrote the English version! Their contributions, even their criticisms, would be precious. I’m also willing to collaborate on any other work about the subject (I can provide documents and accounts, but I don’t want you to republish any of my stuff without my preliminary permission, at any rate) and I’ve got the equipment for digitizing your slides, negatives and paper documents for nothing. So don’t hesitate to turn up, for those reunion days are as many great moments! Why wait? We aren’t eternal. Have a view of my work, share the link and please leave a comment or write to me!                               huberaime@hotmail.fr

24 Feb. 2012. Recently, I have taken up with Roland R. again, with great pleasure, and I hope I’ll find other old companions again soon. However, after six months in line and 7000 visits of these pages, I don’t think I’ll be able to get new important contributions, and I’ve decided to PUBLISH A PAPER BOOK. So I’m looking for a publisher. If you have liked my account, help me to promote it and to knock at the right door. I’m open to suggestions and ready to bring the proper modifications. If you really help, I’ll know how to be grateful.

7 June 2012. It’s all ups and downs – More than 10,000 visits to this site at this date, but not a lot of reactions so far. Lately, I’ve taken up with Jean-Yves C. again with great pleasure. I’m now in touch again with Serge, Annie and Alexandra C., as well as André C. and Alain S. And I’m really as much happy when I can be a link between ‘old mates’. But I’m also coming up against quite a lot of indifference and lack of answers. I’ve heard that Marie-Josée S. is unfortunately no more in this world, but I’d like to meet people who knew her, like Henri B., of Djibouti. I’m making my call again, then, to any person interested in all this past to come forward. About some very yellow photos in the present work, I managed to start again digitizing and to improve the correction of the colours, in view of a future edition. Compare (above).

On May 23, Malcolm S., from Dire Dawa time, came to see me, for my greatest pleasure. I thank him for his visit and for the information, news and documents he brought me. Here are two mementos from that visit (above).

27 Sept. 2012. Satisfaction and frustration have been sharing the ground since last year. I want to thank in particular Jean-Yves C. and Rémi B., with whom I correspond regularly now, and who wrote developed accounts about their own experiences at the end of many episodes of My Great Trip. I highly recommend that you read those very interesting contributions. At the 22-23-24 Sept. 2012 weekend, Rémi and Yveline B., whom I hadn’t seen again since I left Ethiopia in June 1978, came round to see me in Mazan. With Jean-Noël B., also present, our small group of mates in Addis was re-formed, after more than 34 years. Here are two mementos from that great moment (above). See also my post THERE. I hope I’ll meet new interested people and other old mates in the near future.

7 May 2013. About 20,000 visits by now. The paper book has been released (see THERE), but the blog goes on with its own life. You still can leave comments here, or else please write to me.

1st March 2014. Over 25 000 visits of the blog until now, but not enough sales of the paper book (HERE). The GREAT TRIP is still alive (lectures, meetings, projections, ‘book days’…).             Follow the events on Facebook et communicate!                                            Facebook Hubert Tabutiaux                    Facebook Grand Voyage

1st September 2014. Almost 30,000 visits of the blog until this day. A bibliography has ben added (below). In the summer, more eye-witnesses have come forward. Read their contributions in Part 19 and in the last post.

17 April 2015: This blog still gets quite a lot of visits: almost 34 000 to this day. Besides, the book, sold second hand, is rated higher than a new one, although still available: http://bouquinerie76.canalblog.com/archives/2015/03/02/31631511.html  It’s the right moment to buy a new copy while there are some of them left.

3 January 2016: This blog still receives quite a lot of visits. I’m rather disappointed with my former mates, though, except J-Y.C., of course. There are some paper books still available. Purchase them!

EXERGUE: “Un voyage est une entité, différent de tout autre périple. Il a sa propre personnalité, ainsi que son propre tempérament, son individualité et son unicité. Un voyage est une personne en lui-même; il n’en est deux de semblables. (…) Nous découvrons après des années de lutte que nous ne faisons pas un voyage mais que c’est le voyage qui nous emporte.” John Steinbeck, Travels with Charley, I 1.

On ne fait pas un tel voyage; c’est ce voyage qui m’a fait.

EPIGRAPH: ‘A trip (…) is an entity, different from all other journeys. It has personality, temperament, individuality, uniqueness. A journey is a person in itself; no two are alike. (…) We find after years of struggle that we do not take a trip; a trip takes us.’ John Steinbeck, Travels with Charley, I 1.

One doesn’t make such a trip; the trip made me instead.

BIBLIOGRAPHY – BIBLIOGRAPHY

C’est à l’amitié et à la générosité de Jean-Yves Courant que je dois une grande partie de cette documentation.

To Jean-Yves Courant’s friendliness and generosity do I owe a great part of this documentation.

AHMED Mouna-Hodan: Les Enfants du Khat (Roman), Ed. Sépia, 2002.

BEL José-Marie: Botanique au Pays de l’Encens, Ed. Amyris, 2001.

BENOIT Pierre: Le Prêtre Jean (Roman), Ed. Albin Michel, 1940.

BENOIT Pierre: Les Environs d’Aden (Roman), Ed. Albin Michel, 1952.

BERRIER Jean-Claude et DENIZET Raymond: Hauts Lieux d’Afrique, Ed. Amiot – Dumont, 1955.

BOULON Daniel: Mirages (Roman), Ed. Les Nouveaux Auteurs, 2011.

BOURCIER Emmanuel: L’Aventure Abyssine, Librairie des Champs-Elysées, 1936.

BROWN Jean-Pierre: Saint-Malo Yémen, Ed. Denis Lafond, 2001.

CANTAMESSA Luigi: Ethiopie, Guides Olizane, Genève, 2003.

CAPUTO Philip: La Corne de l’Afrique (Roman), Ed. Albin Michel, 1981.

DECAUX Alain: Nouvelles Histoires Extraordinaires, La Tragédie du Roi des Rois (pp 154 à 195), Ed. Perrin, 1994.

DEHERAIN Henri: Figures Coloniales Françaises et Etrangères, Société d’Editions Géographiques, Maritimes et Coloniales, 1931.

DEVICTOR Jean-Claude et HUSSON Didier: Yémen, Nouvelles Frontières, Ed. SO.IM.CO, 1977.

ESME Jean d’: A Travers l’Empire de Ménélik, Ed. Plon, 1928.

ESME Jean d’: Le Soleil d’Ethiopie (Roman), Ed. André Martel, 1952.

ETHIOPIAN ORTHODOX CHURCH: The Church of Ethiopia, United Printers, Addis Ababa, 1970.

ETHIOPIAN ORTHODOX MISSION: The Ethiopian Orthodox Church, Addis Ababa, 1970.

FORESTIER Patrick: Le Train du Négus, Ed. Bernard Grasset, 1994.

FORKLAN R.A.: A Travers l’Ethiopie Sauvage, Nlles Ed. Debresse, 1968.

GINGOLD DUPREY A.: De l’Invasion à la Libération de l’Ethiopie, Ed. Paul Dupont, Paris, 1955.

HELFRITZ Hans: L’Arabie Heureuse, Ed. Albin Michel, 1961.

JOLIAT Bernard: Ethiopie, Djibouti, Kenya, Seychelles, Ed. Nathan, vers 1978.

KAPUSCINSKI Ryszard: Le Négus, Ed. Flammarion, 1978.

KESSEL Joseph: Fortune Carrée (Roman), Les Éditions de France, 1932.

LEVINE Donald N.: Wax & Gold, The University of Chicago Press, 1965.

LIANO Alejandro: Ethiopie Empire des Nègres Blancs, Ed. Pierre Roger, 1931.

LONDRES Albert: Pêcheurs de Perles, Ed. Albin Michel, 1931.

MALAPARTE Curzio: Voyage en Ethiopie, Ed. Arléa, 2013, pour la trad. française.

MAR Jakoub Adol: Makéda, ou La Fabuleuse Histoire de la Reine de Saba, Ed. Michel Lafon, 1997.

MERCIER Jacques: Asrès, le Magicien Ethiopien, Ed. Jean-Claude Lattès, 1988.

MONFREID Gisèle de: Mes Secrets de la Mer Rouge, Ed. France-Empire, 1981.

MONFREID Henry de: Les Secrets de la Mer Rouge, Ed. Bernard Grasset, 1931.

MONFREID Henry de: Vers les Terres Hostiles de l’Ethiopie, Ed. Bernard Grasset, 1933.

MONTY Christian: Ethiopie, Ed. L’Ecole des Loisirs, 1968.

MORAUX Ray: Sur les Traces de Sindbad le Marin, Auto-édité, 2013.

MUSEE DE L’HOMME de Paris: Ethiopie d’aujourd’hui, la Terre et les Hommes, 1975.

MUSEUM OF HAILE SELASSIE UNIVERSITY: The Pottery Collection, Addis Ababa, 1969.

PANKHURST Richard: Travellers in Ethiopia, Oxford University Press, 1965.

PETIT PALAIS de Paris: Ethiopie Millénaire, Les Presses Artistiques, 1974.

REBEAUD Henri: Chez le Roi des Rois d’Ethiopie, Ed. Victor Attinger, 1935.

ROLIN Olivier: Port-Soudan (Roman), Ed. du Seuil, 1994.

RUBENSON Sven: The Survival of Ethiopian Independence, Heinemann Educational Books, 1976.

SANDERS Alain: Rimbaud est aux Afriques, Editions de Paris, 2004.

SCOTT Carol: Handicrafts of Ethiopia, Ethiopian Tourist Organization, années 1960-70.

SUMNER Claude: Ethiopian Philosophy (Vol. 1 & 2), Central Printing Press, Addis Ababa, 1974 & 1976.

THARAUD Jérôme et Jean: Le Passant d’Ethiopie, Ed. Plon, 1936.

VANDERLINDEN J.: L’Ethiopie et ses Populations, Ed. Complexe, 1977.

de VILLIERS Gérard: Le Trésor du Négus (Roman), Ed. Plon, 1977.

de VILLIERS Gérard: Coup d’Etat au Yémen (Roman), Ed. Plon, 1986.

Posted in ETHIOPIE, 1976, 1977, 1978 | Tagged , , , | 19 Comments

EPISODE / PART 38

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 38 : Grèce: Athènes 08 Juil.1978

Part 38 : Greece: Athens 08 Jul.1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Après mon mémorable périple au Liban et en Syrie, j’atterris à Athènes le 7 juillet pour la dernière escale de ce voyage de retour. Pas besoin de visa pour moi pour entrer en Grèce. La file d’attente au guichet à l’aéroport avance très vite et mon passeport reçoit bientôt le coup de tampon. Le passage en douane est rapide. Comme d’habitude, je change un peu d’argent à l’aéroport. Arrivé au centre d’Athènes, je recherche d’abord un lieu d’hébergement, je suis accoutumé à cela. Je m’inscris pour deux nuits dans une sorte d’auberge de jeunesse du nom de “Johns Place”, puis je fais une petite promenade dans la capitale. Athènes n’est pas une très belle ville. Je pense que sans l’Acropole, cette escale ne se serait pas justifiée. Mais au moins je vais dormir tranquillement.

After my memorable trip to Lebanon and Syria, I land in Athens on the 7th of July for the last stage on my way home. I don’t need a visa to enter Greece. At the airport, the queue at the counter moves forward very fast and my passport soon gets its stamp. I go through the customs quickly. As usual, I change a little money at the airport. Once in Athens city centre, I first search for a place to sleep in to-night, I’m used to it. I register for two nights at “Johns Place”, a kind of youth hostel, then I go for a short stroll into the capital. Athens is not really a beautiful city. I think that without the Acropolis, it wouldn’t have been worth doing this stop. But at least I’ll be able to sleep quietly.

sb-Grèce Athènes Arc d'Hadrien 08.07.78-

Je passe la journée du 8 juillet à visiter l’Acropole et ses environs. Bien que je sois habitué à voyager seul, je regrette un peu de ne pas avoir un ou une camarade pour partager toutes ces expériences, puis ces souvenirs. Voici l’arc d’Hadrien, du IIe siècle de notre ère.

I spend the day of 8 July visiting the Acropolis and its surroundings. Although I’m used to travelling by myself, I regret a little not to have a companion to share all those experiences and then those memories. Here is the arch of Hadrien, from the IInd century AD.

sc-Grèce Athènes Temple de Zeus (Olympiéion) 08.07.78-

A quelques dizaines de mètres de l’arc, il est impossible de ne pas remarquer l’Olympiéion, grand temple dédié à Zeus. La majeure partie du monument, qui a vu sa construction s’étaler sur huit siècles, a disparu mais ce qu’il en reste demeure impressionnant. Voir ICI.

A few dozen metres from the arch, it’s impossible not to notice the Olympieion, a large temple dedicated to Zeus. The main part of the edifice, whose construction spread onto eight centuries, has disappeared but what remains is still impressive. See HERE.

sd-Grèce Athènes Temple de Zeus et Acropole 08.07.78-

Le même temple et l’Acropole, vus du sud-est.

The same temple and the Acropolis, seen from the south-east.

se-Grèce Athènes Acropole Propylées 08.07.78-

L’Acropole est une colline aux pentes abruptes et au sommet aplati. Les Propylées, situées à l’ouest, en commandent l’accès et constituent une transition entre la ville et l’enceinte sacrée. Vous voyez ici la partie sud de cette entrée monumentale, sur votre droite en arrivant.

The Acropolis is a steep-sloped flat-topped hill. The Propylaea, situated to the west, commands access and constitutes a transition between the city and the sacred enclosure. You can see the south part of this monumental entrance here, on your right when you walk in.

sf-Grèce Athènes Acropole 08.07.78-

Je sors maintenant des Propylées, côté Acropole, et me retourne.

Now I go out of the Propylaea to the Acropolis and I turn round.

sg-Grèce Athènes Parthénon (Est) 08.07.78-

La face Est du Parthénon. Sur les vestiges du fronton, un personnage sculpté a échappé aux pilleurs.

The Parthenon east side. On the remains of the pediment, a sculpted figure has escaped pillagers.

sh-Grèce Athènes Parthénon (Ouest) 08.07.78-

Après cette visite du matin, je retourne en ville, puis je reviens à l’Acropole l’après-midi. La face Ouest du Parthénon est maintenant prête pour la photo. Il n’est probablement pas besoin de préciser que la chaleur est très forte, augmentée par la réverbération qu’occasionnent ces marbres blancs.

After this morning visit, I go back into town, then I come to the Acropolis in the afternoon again. The west side of the Parthenon is now ready for the photo. It’s probably no use pointing out that the heat is oppressive, increased by the reverberation that cause these white marbles.

si-Grèce Athènes Parthénon Angle Nord-Ouest 08.07.78-

Grandeur et sobriété de l’ordre dorique, ici à l ‘angle nord-ouest du Parthénon.

Doric order greatness and soberness, here at the north-west corner of the Parthenon.

sj-Grèce Athènes Mont Lycabette vu dep.Acropole 08.07.78-

Depuis l’acropole, la vue est très étendue sur toute la capitale. Le point de repère le plus remarquable est peut-être le mont Lycabette, au nord-est, point culminant de la cité.

From the Acropolis, the view stretches onto the whole capital. The most remarkable landmark is perhaps Mount Lycabettus, the city’s highest peak, to the north-east.

Au matin du 9 juillet, je m’envole pour la France. Sans être lassé de tous ces voyages, je ne suis pas fâché de rejoindre le pays: Je vais retrouver ma famille, je vais découvrir mes photos qui s’accumulent depuis un an et je vais pouvoir prendre un temps de repos. A Paris, je rallie la gare St.Lazare, je suis habitué à ce trajet. Finis le ciel bleu et la chaleur, il fait gris et assez frais. Dans l’après-midi, le train m’emmène vers la métropole normande. « Rouen, Rouen. Deux minutes d’arrêt ». Voilà, c’est fini. Il me reste un kilomètre à faire à pied pour retrouver les miens et le cinquième étage qui m’a vu naître. A cent mètres de chez ma famille, j’ai la surprise de voir une voiture en stationnement qui brûle au bord de la chaussée, rue d’Amiens, devant des badauds qui s’attroupent. Je demande si les pompiers sont prévenus. On me dit que oui et effectivement, je vois leur voiture rouge arriver bien vite. L’incendie est tout de suite éteint. Décidément, ces vingt mois auront fourni leur lot de situations insolites jusqu’au bout.                 EPILOGUE – QUIZ

On the 9th of July, in the morning, I take off to France. I’m not fed up with all that travelling but I’m not sad to come back to the homeland: I’m going to meet my family again, to see my photos which have been piling up for one year and I’ll be able to take a rest. In Paris, I go to St.Lazare station, I’m used to this route. Blue sky and heat are over, it’s grey and rather cool. In the afternoon, a train takes me to the Norman metropolis. ‘Rouen, Rouen. Two minutes’ stop’. Here we are, it’s over. I’ve a kilometre left to walk before I see my family and the fifth floor I was born in again. A hundred meters from my block of flats, I’m surprised to see that a parked car is burning at the roadside, in Amiens street, in front of gathering onlookers. I ask whether the firemen have been called. I’m told that they have and I can see their red car arrive presently. The fire is soon put out. Really, those twenty months will have provided their share of unusual situations up to the end.                              EPILOGUE – QUIZ

Posted in GRECE, GREECE, ATHENES, ATHENS | Tagged , , , , , , | 5 Comments

EPISODE / PART 37

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 37 : Syrie et Liban: Palmyre, Damas, Beyrouth 03-06 Juil.1978

Part 37 : Syria and Lebanon: Palmyra, Damascus, Beirut 03-06 Jul.1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Le coucher du soleil sur les ruines de Palmyre a tenu ses promesses et je suis debout très tôt le lendemain pour assister au retour des premiers rayons, en ce 3 juillet. Le ciel est toujours très clair mais l’astre paraît derrière la palmeraie et le phénomène des ombres ne se reproduit pas. Avant de reprendre l’autocar pour Damas, j’ai tout le temps de parcourir à nouveau l’antique cité et de l’admirer sous la lumière du matin.

The sunset on Palmyra ruins kept its promise and I’m up very early the following day to attend the return of the first rays, on this 3rd of July. The sky is still very clear but the day star appears from behind the palm grove and the shadow phenomenon doesn’t take place again. Before taking a coach back to Damascus, I’ve plenty of time to go all over the antique city again and to admire it in the morning light.

rt-Syrie Palmyre Arc monumental 03.07.78-

Une petite route goudronnée passe juste devant l’arc monumental. Remarquer les tours funéraires à l’arrière-plan, à gauche.

A small asphalted road goes past just in front of the monumental arch. Notice the funerary towers in the background, on the left.

ru-Syrie Palmyre Arc monumental 03.07.78-

Le “château arabe” de Qalat Ibn Maan est visible au fond à droite de cette seconde image.

Qalat Ibn Maan “Arabian castle” is visible in the back of this second picture, on the right.

rv-Syrie Palmyre Arc monumental 03.07.78-

Plan rapproché sur la face Est de l’arc monumental. Les petits arcs latéraux sont doubles, dans un souci des bâtisseurs de “corriger” la perspective, car la voie antique est coudée à cet endroit.

The monumental arch east side, from a short distance. The small side arches are double because the builders wanted to “correct” the perspective, for the ancient way is angled at this point.

rw-Syrie Palmyre Temple funéraire et Chât.Qalat Ibn Maan 03.07.78-

Le temple funéraire se dresse à l’extrémité ouest de la grande colonnade, là où le soleil disparaît chaque soir. Mais la façade regarde vers l’est et reçoit les premiers rayons du matin. Sur sa colline, le château arabe surveille ces solitudes chargées d’histoire et de mystère.

The funerary temple stands at the great colonnade west end, where the sun disappears every evening. But the façade looks eastwards and gets the first morning beams. On its hill, the Arabian castle watches these solitudes laden with history and mystery.

rx-Syrie Damas Mosquée des Omeyyades 04.07.78-

Dans la journée, je rentre à Damas et j’apprends que les hostilités ont repris à Beyrouth. Je me rends au bureau délivrant les visas de sortie. Simple coup de tampon? Le fonctionnaire me pose beaucoup de questions et me dit que j’obtiendrai ce visa ultérieurement et que je devrai revenir le voir plus tard. Je lui explique que je suis attendu à Beyrouth et que j’ai ensuite un avion à prendre. Je m’efforce de ne pas montrer l’agacement qui me gagne, et après d’assez longues palabres, j’obtiens l’indispensable cachet sur mon passeport.

La vie n’est pas chère en Syrie, nettement moins qu’au Liban. Lors d’un de mes repas dans un petit restaurant de la capitale, je m’étonne du prix très bas affiché au menu et je demande au serveur si c’est bien cela, si tout est compris, etc. Il me répond que oui, mais que je peux payer plus si je le souhaite. Je passe une seconde nuit dans un hôtel de Damas. Le 4 juillet, je retourne voir la mosquée des Omeyyades sous le soleil du matin. On voit ci-dessus le Dôme du Trésor, du VIIIe siècle.

During the day, I go back to Damascus and I hear that hostilities have started again in Beyrouth. I go to the office that delivers the exit visas. The stamp won’t be easy to get. The official asks me a lot of questions and tells me that I’ll get that visa later and that I’ll have to come here in a few days again. I explain to him that some people are waiting for me in Beyrouth and that I have a plane to catch afterwards. I try to conceal my irritation, and after pretty long conversations, I obtain the essential stamp.

The cost of living is not high in Syria, markedly lower than in Lebanon. While I’m having a meal in a small restaurant in the capital, I read the surprisingly low prices written on the menu and I ask the waiter whether it’s really what I think, whether everything is included, etc. He answers me: ‘Yes, but you can pay more if you like it’. I spend a second night in a hotel in Damascus. On the 4th of July, I go and see the Umayyad mosque again, in the morning sun. You can see the Dome of the Treasury (above), from the VIIIth century.

ry-Syrie Damas Temple de Jupiter 04.07.78-

Tout près de la mosquée se dressent les ruines romaines du temple de Jupiter, servant maintenant de noble entrée à un grand souk.

Very close to the mosque, stand Jupiter’s temple Roman ruins, now used as the noble entrance of a large souq.

rz-Journal L'Orient-Le Jour Beyrouth 06.07.78-

En début d’après-midi, je prends un taxi collectif à destination de Beyrouth. A la frontière, les douaniers me font descendre, moi seul, et examinent mon passeport. Je visualise encore maintenant en 2011 le préposé, de l’autre côté du guichet d’un bureau ouvert en forme de grande guérite taper mon passeport contre la planche en disant: « La Beyrouth! » (Vous n’irez pas à Beyrouth!). A nouveau, je dois parlementer et m’expliquer assez longuement: Il faut que je rejoigne ma famille, je ne peux dormir ici ou retourner en arrière, etc. J’espère surtout que le chauffeur du taxi ne va pas m’abandonner là. Mais non, tout le monde dans le véhicule attend patiemment. Cette situation rappelle l’anecdote de Wolisso (v.Episode 11). Au bout d’un temps assez long, on me rend mon passeport et je suis autorisé à quitter la Syrie et à poursuivre ma route. Ouf! C’est peut-être la couleur de mon passeport qui m’a sauvé: Je disposais d’un passeport de service, de couleur rose, intermédiaire entre le document “ordinaire” bleu et le passeport diplomatique vert, ce qui pouvait parfois faciliter les choses. J’ai aussi réussi à gérer convenablement les discussions: Il faut en Orient montrer détermination, patience et politesse, en évitant surtout les manifestations de colère.

En descendant sur Beyrouth, je distingue plusieurs incendies en cours sur les collines et sur la ville. Les passages à l’est de la capitale étant fermés, le chauffeur de taxi, qui connaît son métier, nous fait faire un grand détour par le sud et nous parvenons à rallier les quartiers plus calmes de l’ouest. Je retrouve le couvent. Toute la soirée, on entend des tirs et je ne vais pas passer une bonne nuit. Les Soeurs, elles, ont eu la force et tout le temps d’acquérir le stoïcisme dont elles font preuve. D’ailleurs, ce n’est pas notre secteur qui est visé, mais surtout Achrafieh et les autres quartiers chrétiens à l’est de la ville. Comme je me doute que la télévision française va parler de cette situation, j’écris le soir même à ma famille pour la rassurer: « Pour rentrer à Beyrouth cet après-midi, le taxi collectif a fait un crochet vu la situation instable. Le quartier du couvent est très calme ». Je passe encore deux journées entières à Beyrouth. Le 6 juillet, j’achète le journal L’Orient-Le Jour dont vous voyez le haut de la première page ci-dessus, comme témoignage du moment. Dans cette nouvelle phase de ce conflit embrouillé, ce sont surtout les Syriens de la Force de Frappe Arabe qui font pression sur le Front Libanais, majoritairement chrétien.

At the beginning of the afternoon, I take a collective taxi for Beyrouth. At the border, the customs officers make me get out, only me, and examine my passport. I can still remember the official now in 2011, at the other side of a counter in a kind of site office, knocking my passport against the board, saying: ‘La Beirut!’ (You’re not going to Beirut!). I have to argue things over again, and to explain myself for a pretty long time: I have to rejoin my family, I can’t sleep here or go back, etc. Above all, I hope the taxi driver won’t abandon me here. But he does not, and everyone is waiting in the vehicle patiently. It reminds me of the Wolisso anecdote (see Part 11). After a rather long time, I’m given my passport back and I’m allowed to leave Syria and to keep going on my way. Phew! Perhaps the colour of my passport saved me: I had a pink official passport, halfway between the ordinary blue one and the green diplomatic passport, which could make matters easier sometimes. I also managed to handle the conversations appropriately: In the Orient, one has to show resolution, patience and politeness, and above all to avoid getting angry.

On our way down to Beirut, I can sight several fires going on in town and on the hills. The passages from the east into town being closed, the taxi driver, who knows his job, makes a large detour southwards and we manage to get to the quieter western quarters. I’m now in the convent again. All the evening, gun fire can be heard and I’m not going to spend a good night. The Sisters, as for them, have had the moral strength and a lot of time to acquire the stoicism they show. Besides, our area is not aimed at, but rather Achrafieh and the other Christian districts in the east of the town. As I suppose French television is going to speak about this situation, I write in the evening to my family to reassure them: ‘To come back to Beirut this afternoon, the collective taxi made a detour because of the unstable situation. The convent quarter is very quiet’. I spend two more whole days in Beirut. On the 6th of July, I buy the newspaper “L’Orient-Le Jour” of which you can see the first page top (above), as evidence about the moment. In this new phase of this muddled conflict, Syrians from the Arab Strike Force especially put pressure on the Libanese Front, which is mainly Christian. Let me translate the first paragraph: ‘OUTBURST OF FURY AT ITS HEIGHT Beyrouth inhabitants had never seen such a thing, even during the worst moments of the two-year war; since the beginning of yesterday’s evening [5 July], the outburst of violence has been at its height in east-Beirut and its outskirts, where guns have been thundering without any respite, unloading hundreds of shells and high-tech projectiles onto the various quarters of this part of the capital city and its suburbs (…). ALL THE [EAST] DISTRICTS ARE SUBJECTED TO A BOMBARDMENT OF UNPRECEDENTED VIOLENCE’.

sa-Liban Beyrouth Douilles Déb.Juil.78-

La photo récente ci-dessus montre, présenté sur une carte postale envoyée à ma famille au début de mon séjour, le genre de témoignage que j’ai pu collecter en me baissant, lors de mes promenades dans les rues de Beyrouth durant ces jours de début juillet 1978. Je me souviens que me trouvant à un moment dans une cour intérieure du couvent, j’ai soudain entendu un échange de coups de feu provenant d’armes automatiques, dans la rue toute proche. Cette petite cour ayant vue sur des fenêtres d’où des tirs pouvaient partir, j’ai jugé plus prudent de me cacher tout de suite derrière un gros pilier et d’attendre que le calme revienne. Les Soeurs m’ont d’ailleurs dit qu’il était déjà arrivé que des balles perdues finissent leur course dans le couvent. Grâce à tout ce que les religieuses ont fait pour moi, j’ai pu passer un bon séjour au Liban malgré la situation dramatique du pays. Le 7 juillet, après bien des effusions et des remerciements, je prends congé des Soeurs et je m’envole pour Athènes.                         EPISODE 38 

This recent photo (above) shows, displayed on a postcard I sent to my family at the beginning of my stay, the kind of memento I was able to collect, bending down during my strolls in Beirut streets in those days, at the beginning of July 1978. I remember that finding myself once in an inner yard in the convent, I suddenly heard an exchange of submachine gun fire, in the nearby street. This small yard being overlooked by some windows firing could come from, I thought at once: ‘I had better hide behind a big pillar straight away and wait for quietness to come back’. The Sisters told me that it did happen that stray bullets finished their flight in the convent. Through all that the nuns did for me, I managed to spend a good stay in Lebanon despite the tragic situation of the country. On the 7th of July, after lots of effusions and thanks, I take my leave of the Sisters and I take off for Athens.                    PART 38

Posted in SYRIE, PALMYRE, DAMAS, LIBAN, BEYROUTH, 1978 | Tagged , , , , | 3 Comments

EPISODE / PART 36

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 36 : Syrie: Palmyre 02 Juil.1978

Part 36 : Syria: Palmyra 02 Juil.1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

En cette matinée du 2 juillet, je fais à nouveau une petite promenade dans le centre ville de Damas, puis je prends un autocar pour Palmyre, cité antique ruinée – dont le nom provient probablement de sa palmeraie – située dans une oasis du désert de Syrie, à 210 km environ au nord-est de la capitale. Palmyre connut son apogée aux IIe et IIIe siècles de notre ère, sous la domination romaine, jusqu’à l’époque de Zénobie. Voir ICI. Je passe l’après-midi à visiter les lieux et vous invite à me suivre.

On this 2nd of July, in the morning, I go for another short stroll in Damascus city centre, then I take a coach for Palmyra, a ruined antique city – whose name probably comes from its palm grove – situated in an oasis in the Syrian desert, about 210 km north-east from the capital. Palmyra knew its peak in the IInd and IIIrd centuries AD, under Roman rule, up to Zenobia time. See HERE. I spend the afternoon visiting the place and I invite you to follow me.

rc-Syrie Palmyre 02.07.78-

L’ancienne cité occupe une très vaste superficie. Nous sommes ici au centre du site, le long de la grande colonnade, regardant vers l’est et l’arc monumental. La ville actuelle de Tadmor se trouve au nord-est, alors que la palmeraie s’étend à l’est et au sud.

The former city takes up a very large area. We are here in the centre of the site, along the great colonnade, looking eastwards to the monumental arch. The present city of Tadmor is located north-east, while the palm grove stretches to the east and the south.

rd-Syrie Palmyre 02.07.78- 

Nous approchons du grand arc qui apparaît fièrement dans son cadre sévère.

We are getting near to the great arch which appears proudly in its severe setting.

re-Syrie Palmyre 02.07.78-

Il y a très peu de visiteurs à Palmyre aujourd’hui, ce qui me permet de mieux apprécier la grandeur et l’austérité des lieux. Ces trois personnages sont toutefois utiles à la photo car ils donnent l’échelle. Les consoles sur les colonnes servaient à y exposer des statues.

There are very few visitors in Palmyra to-day, which enables me to appreciate the greatness and the austerity of the place better. However, these three figures are useful for the photo because they give the scale. Statues used to be displayed on the column consoles.

rf-Syrie Palmyre 02.07.78-

J’ai tout mon temps et je dialogue avec un couple de Français qui voyagent de façon autonome et qui ont choisi la Syrie pour passer des vacances hors des sentiers battus. Je leur explique que par ce voyage de retour constituant une transition, j’apaise mes regrets d’avoir quitté l’Ethiopie, et que j’espère encore pouvoir rebondir dans les mois qui viennent.

I’ve got plenty of time and I talk to a French couple who are travelling alone together and who have chosen Syria to spend a holiday off the beaten track. I explain to them that by this trip home constituting a transition, I’m soothing my regrets about having left Ethiopia, and that I still hope I can bounce during the following months.

rg-Syrie Palmyre Arc monumental 02.07.78-

rh-Syrie Palmyre Arc monumental 02.07.78-

Ci-dessus, deux aspects de l’arc monumental, vu du sud-ouest.

Above, two pictures of the monumental arch, seen from the south-west.

ri-Syrie Palmyre Arc monumental 02.07.78-

Vue plus rapprochée, montrant la finesse du décor sculpté. Moi qui aime les ciels bleus, je suis comblé car la pureté de l’air est quasiment absolue. J’ai de la chance: Il paraît qu’un vent chargé d’une brume de sable souffle assez souvent sur Palmyre. C’est lui qui doit, par son léger pouvoir abrasif, maintenir ces vieilles pierres de couleur dorée dans un parfait état de propreté.

A close-up view, showing the delicacy of the sculpted decoration. I love blue skies and I have all that I could wish for, because the purity of the air is nearly absolute. I’m pretty lucky: They say that a hazy sand-laden wind rather often blows in Palmyre. It must, through its slight abrasive power, keep these old golden stones perfectly clean.

rj-Syrie Palmyre Théâtre 02.07.78-

Pénétrons dans le théâtre…

If you would follow me into the theatre…

rk-Syrie Palmyre Théâtre 02.07.78-

… et admirons le mur de scène.

… to admire the stage wall.

rl-Syrie Palmyre Porte Forum Agora 02.07.78-

Porte entre le forum et l’agora.

A doorway between the forum and the agora.

rm-Syrie Palmyre Temple de Bêl 02.07.78-

Le temple de Bel, à l’est du site, est l’édifice le plus imposant de l’ancienne cité. L’entrée se fait sur le flanc ouest par une porte colossale non centrée. Remarquer la taille relative des personnages.

Eastwards, the temple of Bel is the most imposing edifice in the old city. The entrance is at the west side through a colossal non-centred gate. Notice the relative size of the figures.

rn-Syrie Palmyre Temple de Bêl 02.07.78-

ro-Syrie Palmyre Temple de Bêl 02.07.78-

Devant le temple de Bel, on découvre ce bas-relief exposé près du sol.

Beside the temple of Bel, one can see this bas relief displayed near the ground.

rp-Syrie Palmyre Temple de Bêl 02.07.78-

Entrons à l’intérieur de l’édifice, qui possède deux niches opposées – ici, celle du sud – qui étaient réservées aux prêtres et aux statues des dieux.

Let’s enter the edifice, which owns two opposite niches – here, the south one – which were reserved for the priests and the statues of the gods.

rr-Syrie Palmyre 02.07.78-

Voici une portion de la grande colonnade, ancienne avenue monumentale, alors que le soleil va se coucher.

Here is a part of the great colonnade, a former monumental avenue, while the sun is about to sink.

rs-Syrie Palmyre Tétrapyle 02.07.78-

Derniers feux de l’astre sur le Tétrapyle, qui se trouve à peu près au milieu de cette antique voie. Alors que le soleil disparaît derrière une lointaine crête basse, je distingue les ombres grimper à vue d’oeil le long des colonnes, tant l’atmosphère est claire. Mon grand voyage se termine, mais quelle apothéose! Ce lieu est peut-être le plus beau parmi toutes les merveilles que j’ai eu la chance de découvrir pendant ces vingt mois. Je dirige maintenant mes pas vers l’hôtel Palmyra, qui m’accueille pour la nuit.             EPISODE 37 

Last fiery glow of sunset on the Tetrapylon, located near the middle of that ancient way. While the sun disappears behind a distant low ridge, I can sight the shadows climb up the columns before my very eyes, the atmosphere is so clear. My “great trip” is almost completed, but what a grand finale! This place is perhaps the most beautiful among all the wonders I have been lucky enough to see during these twenty months. I’m going now to the Palmyra hotel, which accomodates me for the night.                                                 PART 37

Posted in SYRIE, PALMYRE | Tagged , , , , , , | 5 Comments

EPISODE / PART 35

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 35 : Syrie: Le Chemin de Damas 01 Juil.1978

Part 35 : Syria: The Way to Damascus 01 Jul.1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Après avoir découvert Saïda le 26 juin et Jbeil le 28, je passe agréablement les deux jours suivants à Beyrouth, qui demeure calme. Pour mon excursion à Palmyre, je me suis procuré le visa d’entrée pour la Syrie – il me faudra obtenir sur place un visa de sortie pour revenir au Liban – et je vais profiter, grâce aux relations des Soeurs, d’une place de passager dans une voiture qui va faire le trajet vers Damas. En ce 1er juillet, en début d’après-midi, je rencontre mon chauffeur: c’est une ravissante jeune femme, au volant d’une superbe Chevrolet décapotable, de couleur vert olive métallisé. Nous allons faire ce parcours en tête à tête. Décidemment les Soeurs ne vivent pas au milieu d’un cercle austère et fermé, mais au sein d’un monde ouvert aux autres. Je suis un peu stupéfait, mais évidemment agréablement surpris! Je ne suis toutefois pas longtemps déstabilisé et j’ouvre bien mes yeux sur l’intéressant itinéraire qui va se dérouler devant moi. La route quitte la capitale et l’étroite plaine côtière en direction de l’Est et gravit bientôt les pentes du Mont-Liban, la chaîne de montagnes parallèle au rivage, qui culmine à 3000 m environ et qui a donné son nom au pays. Le mot Liban vient d’une racine sémitique signifiant blanc, en référence aux neiges qui couronnent les sommets. Nous franchissons un col et je constate que la plupart des nuages d’origine maritime accumulés sur le flanc occidental ne dépassent pas la ligne de crête. Nous descendons dans la plaine de la Bekaa, plateau ou large vallée, fertile dans sa partie centrale et méridionale, d’à peu près 12 km de large et située à 900 m d’altitude environ. Nous escaladons maintenant l’Anti-Liban, chaîne de montagnes parallèle à la première mais un peu moins élevée. L’arrêt à la frontière syrienne, au niveau du col, est une formalité de très courte durée. Cette fois, nous laissons toutes les vapeurs méditerranéennes derrière nous: le ciel est bleu roi, sans aucun nuage et le paysage déroule ses étendues quasiment désertiques alors que nous descendons sur Damas. Nous n’avons mis que deux bonnes heures pour parcourir les quelque 150 km et nous voilà arrivés. J’aurais aimé que ce voyage dure plus longtemps!

After the visit of Saïda on the 26th of June and Jbeil on the 28th, I spend the next two days pleasantly in Beirut, which remains quiet. For my excursion to Palmyra, I have obtained the entrance visa for Syria – I’ll have to get an exit visa in that country to go back to Lebanon – and I’m going to take advantage of a seat in a car bound to Damascus, thanks to the connections of the Sisters. On this 1st of July, at the beginning of the afternoon, I meet my driver: a ravishing young woman takes the steering wheel of a magnificent convertible Chevrolet, which is olive-green with a metallic finish, just for the two of us. Really, the Sisters don’t live in the middle of an austere and closed circle, but in a world open to the others. I’m pretty amazed, but of course pleasantly surprised! However, I don’t remain disconcerted for a long time and I open my eyes wide onto the interesting route which is about to unfold before me. The road leaves the capital city and the narrow coastal plain to the east and soon climbs the slopes of Mount Lebanon, the mountain range parallel to the shore, which reaches 3,000 m at its highest point and has given the country its name. The word Lebanon comes from a Semitic root meaning white, because of the snows crowning the summits. We cross a pass and I notice that most of the clouds coming from the sea, which accumulate on the west side, don’t go past the watershed. We drive down to the Beqaa valley, a plateau about 900 m above sea level and 12 km wide, fertile in its central and south parts. Now we climb the Anti-Lebanon mountains, a range parallel to the first one but a little less high. The stop at the Syrian border, at the watershed pass, is a very short formality. This time, we leave any Mediterranean haze behind us: the sky is royal blue and cloudless, and the landscape unfolds its nearly barren stretches while we are driving down to Damascus. It has taken us only two good hours to cover the 150 km or so and here we are. I would have liked the journey to last a longer time!

px-Syrie Damas Mosquée des Omeyyades 01.07.78-a

Me voici à nouveau seul dans une ville inconnue. J’en ai l’habitude maintenant. Je m’occupe d’abord de trouver une chambre d’hôtel pour me rafraîchir et déposer mes affaires, puis je pars à la découverte de la capitale. Je me rends à une agence de voyages pour participer à un tour organisé vers Palmyre. Je partirai demain en autocar et je resterai une nuit sur place. Je visite maintenant la mosquée des Omeyyades, dont vous voyez l’entrée ci-dessus. Au fond à gauche, le Dôme de l’Horloge, du VIIIe siècle.

I’m by myself in a town I don’t know, again. I’m used to it now. I deal first with finding a room in a hotel to freshen up and leave my things, then I start visiting the capital city. I go to a travel agency to take part in an organized tour to Palmyra. I’ll leave to-morrow by bus and I’ll stay one night there. Now I go and see the Umayyad mosque, whose entrance you can see (above). In the background, on the left, the Dome of the Clock, from the VIIIth century.

py-Syrie Damas Mosquée des Omeyyades 01.07.78-

L’accès au sanctuaire est gratuit et permis aussi aux non-musulmans. Tout le monde doit enlever ses chaussures. La cour, très grande, couverte d’un beau pavage brillant, est bordée de portiques sur trois côtés.

People who are not Muslims are given permission for access to the sanctuary as well, free of charge. Everybody has to take off their shoes. The courtyard, very large, covered with a beautiful shining paving, is lined with porticoes on three sides.

pz-Syrie Damas Mosquée des Omeyyades 01.07.78-

Façade de la salle de prière, sur la cour.

The prayer room façade, opening onto the courtyard.

ra-Syrie Damas Mosquée des Omeyyades 01.07.78-

Une vue intérieure de ce magnifique édifice, l’un des plus vénérables de l’Islam. Il serait dommage de venir à Damas et de manquer cette visite.

An inside view of this splendid edifice, one of the most venerable of Islam. It would be a pity to come to Damascus and to miss this visit.

rb-Syrie Damas Mosquée 01.07.78-

Je constate que plusieurs mosquées et monuments de la cité possèdent un curieux décor de bandes horizontales noires et blanches, ce qui leur donne un aspect plus massif. Je dîne dans un petit restaurant avant de rentrer à mon hôtel.                          EPISODE 36 

I notice that several mosques and buildings in the city own a curious pattern of black and white horizontal stripes, which give them a more massive appearance. I have dinner in a small restaurant before coming back to my hotel.                   PART 36

Posted in SYRIE, DAMAS | Tagged , , , , , , , | 3 Comments

EPISODE / PART 34

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 34 : Liban: Saïda 26 Juin 1978 et Jbeil 28 Juin

Part 34 : Lebanon: Saïda 26 June 1978 and Jbeil 28 June

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Hier, j’ai découvert Beyrouth et ensuite Beit Mery, perché au frais sur les hauteurs. Aujourd’hui 26 juin, Jean-Marie, un enseignant français, coopérant au Liban et neveu d’une des Soeurs du couvent dominicain, m’emmène en voiture pour une excursion de la journée à Saïda, l’antique Sidon. Il faut profiter de la situation calme qui prévaut ces jours-ci pour découvrir quelques-uns des hauts lieux du pays.

Yesterday, I visited Beirut and then Beit Mery, set high up on the heights in coolness. This morning, the 26th of June, Jean-Marie, a French teacher serving on Voluntary Service Overseas in Lebanon and one of the Dominican convent Sisters’ nephew, takes me for a drive to Saïda, the former Sidon. We must make the most of the quiet situation which prevails these days to see a few of the historic places in the country.

pk-Liban Saïda Château de la Mer 26.06.78-

pl-Liban Saïda Château de la Mer 26.06.78-

La ville de Saïda, située au bord de la Méditerranée à une quarantaine de kilomètres au sud de Beyrouth, possède une histoire très ancienne et très mouvementée. Voici deux photos du Château de la Mer, construit par les Croisés au XIIIe siècle sur un îlot relié à la terre ferme par un pont.

Saïda, a town located by the Mediterranean about forty kilometres south from Beirut, owns a very old and eventful history. Here are two photos of the Castle of the Sea, built by the Crusaders in the XIIIth century on an islet linked to the mainland by a bridge.

pm-Liban Saïda 'Khan Françaoui' 26.06.78-

Nous visitons maintenant le Khan Françaoui ou “caravansérail des Français”, à l’architecture caractéristique de ces grandes auberges qui accueillaient – ou reçoivent toujours – les caravanes de chameaux à l’étape, dans les pays arabes. Le bâtiment a connu diverses utilisations et est occupé par des religieuses françaises au moment de ma visite. Nous rallions la capitale à la fin de cette agréable journée.

Now we visit the Khan Françaoui or “Frenchmen’s caravanserai”, whose architecture is characteristic of those large inns which used to take in – or still accomodate – camel caravans at the stage, in Arab countries. The building has known diverse uses and shelters French nuns at the time of my visit. We get back to the capital city at the end of this pleasant day.

Le lendemain, je retourne en ville pour des courses et des démarches. On m’a vivement recommandé de visiter Palmyre et je dois pour cela me procurer un visa d’entrée pour la Syrie. Beyrouth est tranquille pour le moment. Je donne à nouveau la parole à ma grand-tante: « (…) Au Liban, ce n’est toujours pas merveilleux. Vous avez dû suivre à la télévision. Ici, c’est le point d’honneur et il demande la vengeance (…). Dans le Sud, on attend la visite du secrétaire de l’ONU. Maintenant que les Israéliens ont quitté le Sud, le problème est celui des Palestiniens qui veulent y retourner; bien entendu c’est pour attaquer de nouveau Israël qui cette fois, reviendra sans doute pour longtemps. C’est cela qu’il faut éviter. Les forces de l’ONU laissent passer les Palestiniens la plupart du temps. C’est cela qui est grave. Il faut arriver à ce qu’ils soient désarmés et si possible qu’ils quittent le Liban. Vous voyez la complexité de la situation [lettre du 27 juin]».

The following day, I go into town again, for steps and a bit of shopping. I’ve been recommended to visit Palmyra and I have to obtain an entrance visa to Syria first. Beirut is calm at the moment. I let my great-aunt speak again: ‘(…) In Lebanon, it’s not wonderful yet. You must have seen on television. Here, the point of honour prevails and it demands vengeance (…). In the South, the visit of the United Nations secretary is expected. Since the Israelis left the South, the problem is now about Palestinians who want to go back there. Of course, their purpose is to attack Israel again, who, this time will come back for a long time. This is what we have to avoid. The UN forces let the Palestinians come in most of the time. Here is the serious problem. One must manage to have them disarmed and if possible to make them get out of Lebanon. You can see the intricacy of the situation [letter of 27 June]’.

pn-Liban Près de Jbeil 28.06.78-

Le 28 juin, toujours en compagnie de Jean-Marie, je me rends à Jbeil, l’antique Byblos. Comme Saïda, la ville est extrêmement ancienne et se trouve au bord de la mer à 40 km environ de la capitale, mais cette fois vers le nord. Nous déjeunons chez des amis de mon camarade, dans une jolie villa près d’une crique de la Méditerranée. C’est le début des vacances d’été, je passe d’inoubliables instants dans une ambiance chaleureuse et j’essaie d’oublier qu’en ces ultimes moments forts de mon odyssée, c’est mon passé que je m’apprête déjà à écrire.

On the 28th of June, in the company of Jean-Marie again, I go to Jbeil, the former Byblos. Like Saïda, the town is extremely old and is situated by the sea about forty km from the capital city, but this time to the north. We have lunch with friends of my companion’s, in a nice detached house near a creek of the Mediterranean. It’s the beginning of the summer holidays and I try to forget that while I’m spending unforgettable instants in a warm atmosphere in these last strong moments of my odyssey, I’m now about to start writing my past.

po-Liban Jbeil 28.06.78-

Nous visitons maintenant la ville, qui occupe un joli site entre mer et proches collines.

Now, we visit the town, pleasantly located between the sea and the nearby hills.

pp-Liban Jbeil Chât.des Croisés 28.06.78-

Jbeil présente les témoignages très variés de son passé pluri-millénaire.

Jbeils displays very diverse pieces of evidence from its several-thousand-year-old past.

pr-Liban Jbeil Chât.des Croisés 28.06.78-

Le château des Croisés borde le site antique.

The Crusaders’ castle stands beside the antique site.

ps-Liban Jbeil Restes phéniciens 28.06.78-

Vestiges phéniciens

Phoenician remains

pt-Liban Jbeil Temple des Obélisques 28.06.78-

Le temple des Obélisques

The Obelisks temple

pu-Liban Jbeil Théâtre antique 28.06.78-

Le théâtre antique

The antique theatre

pv-Liban Jbeil Egl.St.Jean Baptiste des Croisés 28.06.78-

L’église St.Jean Baptiste des Croisés

The Crusaders’ Saint John the Baptist church

pw-Liban Jbeil Mosquée 28.06.78-

De nombreuses religions cohabitent et parfois en ce moment s’opposent dans ce pays déchiré. On voit ici une petite mosquée. En fin d’après-midi, nous rentrons à Beyrouth. Je remercie chaleureusement Jean-Marie pour m’avoir fait découvrir agréablement ces beaux sites historiques. Quand la guerre sera finie, ce pays pourra devenir un vrai petit paradis. J’aimerais bien moi aussi travailler au Liban à cause de l’exotisme, du climat ensoleillé et des beaux voyages à faire, mais je sais qu’obtenir un poste ici me serait très difficile. Je passe les deux jours qui suivent dans la capitale, avant de prendre le chemin de la Syrie.                                       EPISODE 35

Numerous religions live together and sometimes at the moment confront each other in this torn country. One can see a small mosque here. At the end of the afternoon, we get back to Beirut. I thank Jean-Marie warmly for enabling me to see those beautiful historic sites. When the war is over, this country will be able to become a real little paradise. I’d like to work in Lebanon as well because of exoticism, of the sunny climate and of the nice trips to do, but I know that to obtain a post here would be very difficult for me. I spend the following two days in the capital, before proceeding to Syria.                 PART 35

Posted in LIBAN | Tagged , , , , , | 4 Comments