EPISODE / PART 2

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 2: Le train pour Diré-Daoua 28 Nov.1976

Part 2: On the train to Dire Dawa 28 Nov.1976

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Après une quinzaine de jours assez calmes à Addis, passés à s’acclimater, je ne suis pas fâché de partir vers des contrées plus exotiques en province. Je vais me rendre à mon poste à l‘Académie Militaire de Harrar par le Chemin de fer Franco-Ethiopien   (CFE), via Diré-Daoua.

After a somewhat too peaceful fortnight in Addis, I’m pleased to leave and to have a view of more exotic lands in the provinces. I’m going to get to my post at the Harar Military Academy by the Franco-Ethiopian Railway (CFE), via Dire Dawa.

al-Ethiopie Addis-Abeba Gare du CFE 20.11.76-

Le petit monument de marbre noir et son lion devant la gare d’Addis-Abeba ont une histoire intéressante. Voir ICI (20 nov.).

The small black marble monument and its lion in front of Addis Ababa railway station have an interesting story. See HERE (20 Nov.).

amS8-Ethiopie Addis-Abeba Av.Churchill 20.11.76

Une vue -tirée de Super 8- de l’Avenue Churchill, depuis le terre-plein de la gare, vers le nord et la Municipalité.

A low resolution Super 8 picture of Churchill Avenue, looking northwards from the monument platform, toward the Municipality.

an-Billet CFE 28.11.76-

J’achète mon billet (c’est un ticket de carton fort) à la gare à l’avance, puis le 28 novembre au matin c’est le grand départ vers l’inconnu et les aventures qui m’attendent. Mon camarade et futur collègue Jean-Luc B. m’accompagne. On nous avait bien recommandé au stage à Paris de ne jamais monter dans un wagon de troisième classe. L’idée de faire des économies ou de voir plus de couleur locale serait tout à fait inappropriée. Nous voyageons donc en deuxième.

I buy my ticket – a small and thick cardboard rectangle – at the station in advance. On the 28th of November in the morning, it’s the great leap to the unknown and to the adventures that are waiting for me. My mate and future colleague Jean-Luc B. is going with me. We had been firmly told during the course in Paris never to travel third class. The idea of saving money or seeing more ‘local colour’ would be improper and a very bad one. So we have got second class tickets.

aoS8-Ethiopie Addis-Abeba CFE 28.11.76

Le train démarre et longe d’autres voies. Ce wagon porte le sigle reconnaissable du CFE.

The train starts and goes along other tracks. You can sight the CFE sign at the bottom of this carriage.

apS8-Ethiopie Addis-Abeba vu du train CFE 28.11.76

Le train vient de quitter la gare. La traversée des faubourgs sud de la ville à niveau ne crée pas d’embouteillages car les larges avenues connaissent peu de circulation à cette époque, au moins à cette heure du jour. La Municipalité est bien reconnaissable sur la gauche.

The train has just left the station. No traffic jams occur at the level crossings for the south suburbs broad avenues are almost empty in those times, at least at this time of day. The Municipality is visible on the left.

arS8-Ethiopie Addis-Abeba vu du train CFE 28.11.76

Au pied des monts d’Entoto, la ville-forêt s’offre au regard une dernière fois.

I can behold once more the forest town, stretching at the foot of Entoto Mounts.

asS8-Ethiopie CFE Nazareth 28.11.76

Le train n’est pas très confortable, peu rapide et s’arrête à toutes les localités, qui sont nombreuses. Souvent la gare n’est qu’une maisonnette mais elle porte toujours en français et en caractères amhariques le nom de l’endroit. Généralement, une belle bougainvillée violette la décore et souvent elle est ornée des drapeaux français et éthiopien. Ici c’est Nazareth, nom inattendu choisi par l’empereur Hailé Sélassié 1er pour rebaptiser la ville qui a maintenant retrouvé son nom originel d’Adama.

The train is slow, not comfortable and stops at all stations. There are quite a lot of them. Often, the station is but a very small building but it always bears the place’s name in French and Amharic. Usually, a lovely purple bougainvillea embellishes it and often the modest façade is decorated with the French and Ethiopian flags. Here is Nazareth, unexpected appellation that was chosen by emperor Haile Selassie I to rename the town, which has now recovered its original designation of Adama.

at-Ethiopie CFE à Adama Nazareth 28.11.76-

Le train quitte maintenant Nazareth.

Now the train leaves Nazareth.

au-Ethiopie CFE près d'Aouache 28.11.76-

Près de Métahara, la voie unique traverse des plans d’eau sur un terre-plein. On aperçoit par moments à l’arrière plan un volcan en sommeil et des coulées de lave qui semblent récentes. Les petits lacs ont-ils été créés par ces épanchements bloquant un cours d’eau?

Near Metehara, the single-track railway crosses stretches of water on a levee. I can sight a volcano in the background. It seems asleep but lava flows look recent. Perhaps these outpourings, blocking a stream, created these small lakes.

av-Ethiopie CFE Aouache 28.11.76-

A Aouache, l’arrêt est généralement plus long pour permettre aux voyageurs de se restaurer au Buffet de la Gare. A chaque station, on aperçoit des scènes colorées et des gens montent ou descendent. Des vendeurs de fruits, légumes, paniers et autres marchandises proposent leurs produits au bout de leurs bras tendus devant les vitres baissées des wagons. Pour les habitants et le pays tout entier, ce chemin de fer est une fenêtre sur le monde et un lien vital. Mais on constate beaucoup de pauvreté, il ne faut pas se le cacher. Des villages un peu perdus au milieu de nulle part s’égrènent dans la chaleur de l’après-midi, jusqu’à la nuit: Afdem, Errer, Ourso (v.ICI), puis nous arrivons et descendons à Diré-Daoua, la ville importante qui doit son existence au chemin de fer.

The stop in Awash is usually longer in order to enable the travellers to have lunch at the Buffet de la Gare. At each stop, we can see colourful scenes and people get in and out. Sellers of fruit, vegetables, baskets and other goods offer their products, stretching up their arms in front of the lowered panes of the carriages. For the inhabitants and the whole country, this railway is a window opened onto the world and a vital link. But I can’t hide from you I see a lot of poverty. In the afternoon heat, up to dark, villages, looking a little lost in the middle of nowhere, are dotted along the track. Among the last ones are Afdem, Errer, Urso (see HERE), then we get out in Dire Dawa, the important town which owes the railway everything.

aw-Timbre Djibouti CFE 14.04.79-

Voici une représentation d’un ancien train du CFE, sur un timbre reçu ultérieurement.

Later, I received this stamp showing a former CFE train.

ax-Ethiopie Diré-Daoua Egl.grecque 29.11.76-

Le lendemain 29 novembre, nous visitons Diré-Daoua. C’est une ville attachante que j’ai aimée tout de suite. On voit ici l’église grecque. Je me fais immatriculer au Consulat de France et je deviens résident au Harrar (Annexe 04). Nous passons deux nuits dans la ville, puis le 30 nov. nous prenons un taxi collectif pour Harrar. Jean-Luc et moi retournerons très souvent à Diré-Daoua. Voir Episodes 8 et 9.                             EPISODE 3

The following day (29 Nov.), we visit Dire Dawa. It’s an engaging town and I loved it at first sight. Here is the Greek church. I register at the French Consulate: I’m a resident in Hararghe now (Annex 04). We spend two nights in the town and then we take a collective taxi to Harar on the 30th of November. Jean-Luc and I will go to Dire Dawa again very often. See Parts 8 and 9.                                PART 3

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10 Responses to EPISODE / PART 2

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  7. Jean-Yves C. a écrit le 24.05.2012: “J’ai pu accéder seul à ton superbe ouvrage bilingue. C’est un journal de bord de capitaine au long cours. Quel contraste entre le jeune au cœur pur et avide de découvrir et l’écrivain à la barbe poivre et sel. Mais non, lecœur reste le même. Le rythme change un tout petit peu. J’ai lu 2 chapitres, regardé de nombreuses photos, frémi devant un glossaire oublié. Tu as réussi à figer ton passé sans lamentis. JYJ.”

  8. H.T. a répondu le 26.05.2012: “Tu as raison de lire mon histoire dans l’ordre car ainsi tu peux te mettre à ma place et revivre chaque événement, petit ou plus important, dans son contexte. J’espère que les parties sur le Yémen et le Liban te plairont aussi. N’hésite pas à formuler critiques ou compléments. Je suis en train de retraiter avec succès les photos qui sont trop jaunes: cela sera utile si jamais une édition sous forme de livre papier se fait un jour.”

  9. BRUNELIN Rémi says:

    Je recommande à ceux que cela intéresse le documentaire de la série « Des trains pas comme les autres ».Un des premiers, « De l’Ethiopie à Djibouti », en 1990, fut consacré à cette ligne franco-éthiopienne qui fut construite de 1897 à 1917 pour relier Djibouti à Addis via Dire-Daoua ( à l’origine, ce devait être Harar ; Dire a été créé de toutes pièces pour accueillir le chemin de fer, comme au temps américain du far-west, donc…) et Aouache.Le film est savoureux.Un de nos amis communs, Michel S., a emprunté la ligne sur la moitié de son trajet Addis-Dire. Il m’a raconté (et c’est bien possible) que Dino Buzzati se serait inspiré de ces paysages découverts du train quand il était correspondant de guerre durant le bref (mais meurtrier) épisode de la conquête italienne de l’Ethiopie entre 1936 et 1941, pour imaginer son Fort Bastiano du « Désert des Tartares ». (Connaissant mon amour pour ce roman et pour le film qui en a été tiré, il voulait peut-être me faire plaisir…).
    à suivre après épisode 3

  10. bonjour,
    Je viens de découvrir votre site consacré à votre voyage en Ethiopie. J’ai lu avec attention l’épisode 2 qui raconte votre voyage en train pour Diré Daoua. C’est très bien rédigé et documenté. Certaines de vos images en couleurs semblent avoir été tirées à partir de films super 8. Le rendu est réussi ! Je vais continuer avec envie ma lecture des autres chapitres.
    J’ai également effectué ce trajet à bord du train plusieurs fois entre 2001 et 2007. Le trafic a été interrompu entre Addis et Diré Daoua en 2007 et entre Diré Daoua et Djibouti en 2010. Les gvts éthiopien et chinois viennent de signer un protocole d’accords pour la construction d’un vaste réseau ferré. Une nouvelle ligne Addis-Djibouti est prévue…
    Hugues Fontaine vient de publier un livre passionnant sur le chemin de fer (histoires ferroviaires). Un blog consacré au livre est en ligne à l’adresse suivante :
    http://africantrain.franceserv.com/
    Pour ma part, j’ai mis en ligne un film photographique sur le chemin de fer, Rail Océan, à l’adresse suivante :
    http://www.radiozactive.com/PAGE%20PERSO/RAIL%20OCEAN.html
    bien cordialement
    pierre javelot

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