EPISODE / PART 5

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 5 : Bahar Dar et le Nil Bleu 18 Jan.1977

Part 5 : Bahar Dar and the Blue Nile 18 Jan.1977

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

Les dix-sept jours de vacances que nous avons, Jean-Luc et moi, à l’occasion du Noël éthiopien, sont une bonne occasion pour aller découvrir d’autres régions du pays. Nous profiterons de notre passage à Addis-Abeba pour rendre quelques visites, faire des achats et accomplir quelques démarches. Nous avons une possibilité de nous rendre à la “Nouvelle Fleur” (ce que signifie le nom de la capitale en amharique) par la route avec un monsieur de l’ONU et sa femme, qui disposent d’une bonne Land Rover et qui nous proposent de les accompagner le 11 janvier. Nous en profitons bien entendu.

The seventeen-day holiday we have got Jean-Luc and I for the Ethiopian Christmas is a good opportunity for us to discover other regions in the country. When we are in Addis Ababa, we will be able to pay some people visits, to go shopping and to do some necessary steps. We have an opportunity to go to the “New Flower” (what the capital city’s name means) by car with a gentleman working for the United Nations. He and his wife have a good Land Rover and offer us a lift to Addis on the 11 th of January. We seize the opportunity, of course. 

bx-Ethiopie Vautours près de Kulubi 11.01.77-

Notre route ne suit pas le trajet du Chemin de fer Franco-Ethiopien dans sa première partie et nous passerons plus au sud par Kouloubi, pour des raisons de sécurité, avant de rejoindre l’itinéraire du CFE à Miesso, puis de rallier Addis par Aouache, Métahara, Nazareth et Debré-Zeit. On voit ici des vautours près de Kouloubi.

Our route won’t follow the Franco-Ethiopian Railway (CFE) tracks at first, we will go southwards through Kulubi, for security reasons, before we join the CFE route in Miesso and then get to Addis through Awash, Metahara, Nazareth and Debre Zeit. Vultures can be seen here near Kulubi.

byS8-Ethiopie Route Harrar-Kouloubi 11.01.77

La Land Rover excelle sur les portions de piste, bien sûr.

The Land Rover is perfect on these dry-weather roads, of course.

bzS8-Ethiopie Route Harrar-Kouloubi 11.01.77

Un autre aperçu de notre route depuis ma place à l’arrière.

Another view of the way, from my back seat.

ca-Ethiopie Miesso 11.01.77-

Nous sommes maintenant en vue de Miesso (ci-dessus). Nous faisons ensuite un arrêt dans le parc national d’Aouache, où nous apercevons des antilopes. J’y retournerai l’année suivante (v.Episode 17).

We arrive now in Miesso (above). Later, we do a stop in Awash National Park, where we can sight antelopes. I’ll go to this reserve the next year again (see Part 17).

cb-Ethiopie Debre Zeit 15.01.77-

Il faut compter huit heures de voiture pour parcourir les 500 km depuis Harrar. A Addis, je réserve une place dans un tour organisé par l’agence United Touring Company, pour visiter Bahar Dar, Gondar et Lalibela. J’aurais aimé y joindre Axoum (v.épisode suivant), mais ce n’est plus possible car cette localité, proche de l’Erythrée en rébellion, n’est plus considérée comme une destination sûre. Jean-Luc préfère finalement ne pas faire ce voyage: j’irai donc seul. Je ne demande pas l’autorisation à l’Ambassade car je crains un refus. Le 15 janvier, Jean-Luc et moi faisons une promenade en voiture à Debré-Zeit, localité située à 50 km à l’est d’Addis et reliée à la capitale par une bonne route goudronnée. Il y a plusieurs jolis lacs à y voir mais il fait un peu gris ce jour-là. J’y retournerai plusieurs fois (v.Episodes 18 et 20). Je ne me souviens plus guère de ces jours à Addis et notamment où j’ai dormi. Je crois que c’est lors de la première nuit (du 11 au 12 janvier) qu’a eu lieu l’anecdote suivante: Je suis invité à dîner chez Roland R., un formateur, et sa femme, qui se sont toujours montrés très agréables et serviables avec moi, et je dors chez eux, au rez-de-chaussée de leur villa à Addis, dans une chambre dont ils ont entièrement baissé le volet roulant. J’étais habitué à Harrar à être réveillé très tôt par le jour naissant. Me trouvant ici dans le noir complet, je ne me suis réveillé qu’à midi. Un peu confus, j’ai alors dit à mes amis qu’ils auraient dû me réveiller. Ils m’ont répondu que je dormais trop bien…

It’s an eight-hour drive to cover the 500 kilometres
from Harar. In Addis, I book a place in a tour organized by United Touring
Company, to visit Bahar Dar, Gondar and Lalibela. I would have liked to go to
Axum as well (see next part), but it’s no more possible for this locality,
close to rebelled Erythrea, is not considered a safe destination anymore. Eventually
Jean-Luc prefers not to do this trip: I’ll go by myself then. I don’t ask the
French Embassy permission for I fear a refusal. On the 15 th of January, Jean-Luc and I go by car to Debre Zeit, a locality
situated 50 km east from Addis and linked to the capital city by a good
asphalted road. There are several nice lakes to be seen there, but the weather
is a bit grey that day. I’ll go there several times again (See Parts
18
and
20). I can hardly remember those days in Addis, especially where I slept. I think the following anecdote took place in the first night (11 to 12 January): I’m invited to
dinner at Roland R. and his wife’s house. Roland is a most obliging instructor.
They have always been very nice to me and they offer me to stay overnight, in a
bedroom on the ground floor of their detached house in Addis. The room with its
lowered shutter is absolutely dark. In Harar, I was used to waking up very
early at day break. Remaining that morning in obscurity, I woke up at noon. A
little ashamed, I told my friends they should have awoken me. They answered
that I was sleeping too well for them to do so…

cc-Billet Ethiopian AL.Jan.1977-

Mon voyage vers les hauts lieux historiques du Nord se fera en avion, sur les lignes régulières d’Ethiopian Airlines. Voici la couverture de mon billet.

I’m going to do my trip to the main historic places in the North by plane, aboard Ethiopian Airlines scheduled flights. Here is my air ticket cover.

cdS8-Ethiopie Bahar Dar Aérodrome 18.01.77

Le 18 janvier, je m’envole pour Bahar Dar. Voici notre appareil – un DC-3 je crois – sur l’aérodrome de la localité. Nous ne sommes que deux personnes inscrites pour ce tour. J’aurai la compagnie d’une Allemande pendant ces quelques jours.

On the 18th of January, I take off to Bahar Dar. Here is our aircraft – I think it’s a DC-3 – on the locality airfield. There are only two of us on this tour. I’ll have the company of a German lady for those few days.

ce-Ethiopie Bahar Dar Lac Tana 18.01.77-

Le village de Bahar Dar se trouve à la pointe sud du plus grand lac entièrement éthiopien, le lac Tana.

Bahar Dar village is located at the south tip of the largest entirely Ethiopian stretch of water, Tana Lake.

cf-Ethiopie Route Chutes du Nil Bleu 18.01.77-

Une Land Rover nous mène aux chutes du Nil Bleu, appelées ici Tiss Issat, par une piste d’une trentaine de kilomètres. Nous passons devant ce hameau de toukouls, habitations traditionnelles à l’esthétique simple, bien intégrées dans leur environnement.

We are driven in a Land Rover to the Blue Nile falls, also called Tiss Issat, along an about 30-kilometer long dry-weather road. We go past this hamlet. Its tukuls, traditional dwellings, are aesthetically pleasant and well integrated in their environment.

cg-Ethiopie Chutes du Nil Bleu Pont Fasilidas 18.01.77-

Nous terminons à pied le parcours d’approche. Nous traversons le pont dit “portugais” ou “du roi Fasilidas”, remontant au XVIIème siècle.

We walk the final part of the way. We cross the so-called ‘Portuguese’ or “King Fasilidas” bridge, dating from the XVIIth century.

ch-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77-

Nous sommes accompagnés par un garde armé. C’est indispensable paraît-il.

An armed guard is going with us. We have been told it’s necessary.

ciS8-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77

Dans le petit hameau où notre protecteur vient de poser pour la photo, on nous offre un verre de talla, boisson assez indéfinissable, opaque et de couleur brune. Ce n’est pas déplaisant et assez désaltérant. Il est d’usage d’offrir une obole en contrepartie.

In the small hamlet where our protector has just posed for the photo, we are offered a glass of talla, a rather indefinable opaque brown drink. It’s not unpleasant and fairly thirst-quenching. We are expected to give a small offering and we do, of course.

cjS8-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77

Notre garde lui aussi a droit à son verre, bien entendu.

Our guard is given a glass as well.

ck-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77-

Nous voici maintenant en vue des chutes du Nil Bleu. Je ne vais pas les décrire car les photos sont plus parlantes. Mentionnons que l’humidité générée permet à une belle végétation de prospérer. Il fait chaud mais sans excès.

At last we can sight the Blue Nile falls. I won’t describe them to you for the photos will speak better. Let’s mention that the ambient moisture enables fine vegetation to thrive. It’s warm, but not too much.

cl-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77-

Voici une autre vue, bien en face de la chute principale impressionnante, qui fait 45 m de haut environ.

Here is another view, just in front of the impressive main waterfall, which is about 45 meters high.

cm-Ethiopie Chutes du Nil Bleu 18.01.77-

Un autre aperçu encore. Les stries colorées sont dues à un défaut de conservation de la pellicule. Nous sommes ensuite reconduits à Bahar Dar où je passe la nuit à l’hôtel. Je ne suis donc pas seul aux repas du soir et je parviens à communiquer en anglais avec la dame allemande. Mais notre lieu d’hébergement semble assez désert. Il y a très peu de touristes en Ethiopie durant ces années et les infrastructures pour les accueillir ne sont pas encore très developpées.                                  EPISODE 6

One more view. The coloured streaks are due to a fault in the film preservation. Then we are driven back to Bahar Dar where I spend the night in a hotel. So I’m not by myself at dinners and I manage to communicate in English with the German lady. But the place we stay in seems pretty deserted. There are very few tourists in Ethiopia in those times and the infrastructures for taking them in are not very developed yet.                                                  PART 6

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9 Responses to EPISODE / PART 5

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  6. Tatiana says:

    Thanks, Hubert,
    For your help to learn much more
    Of places I have never been before
    I have a chance to travel there now,
    It’s so interesting, wow!

  7. Jean-Yves C. a écrit le 02.12.2012: “Les affiches touristiques du bureau éthiopien du tourisme étaient somptueuses… Je crois qu’elles étaient choisies et cadrées par un jeune Français, Jacques Dubois, qui dessinait également de très jolis timbres-poste et même des meubles sculptés inspirés des frises de Lalibela. Mon œil avait été totalement subjugué par la photo du visage d’une Ethiopienne de type nilotique: ovale parfait, port et regard altiers. Sur sa tête était juchée une large calebasse vernissée au beurre. Elle la maintenait de la main. Son bras d’ébène orné au biceps d’une tranche d’ivoire formait l’anse d’une idéale amphore… Je décidai de prendre un billet d’avion des lignes intérieures d’Ethiopian Airlines: Addis-Abeba (Shoa)-Jimma (Province de Kaffa)-Gambela (Aux limites du Soudan). On me prévient que la piste est très rudimentaire, mais que les pilotes de DC6 de la compagnie sont les mieux formés au monde, aux Etats-Unis. Embarqué! Me voilà survolant l’ouest, une zone peu fréquentée où la forêt est plus dense, les arbres plus imposants… Je vois ces hauts plateaux fracturés de profondes gorges comme des ramures. Jimma, le chef-lieu du Kaffa est une très humble bourgade, célèbre pour ses tabourets sculptés d’une pièce dans des troncs de belle taille. Le petit trépied est confortable, incurvé comme une assiette. Il pouvait d’ailleurs servir de plateau pour l’ingera-wot. Je reste avec le pilote, très amusé de m’emmener à Gambela… le bout du bout des lignes… Il n’y aurait rien sinon l’affirmation d’une souveraineté. Et l’on s’envole à nouveau: des groupes de toukouls, des huttes cerclées d’épines, des rivières comme des rubans argentés et miroitants. Enfin on pique vers une piste rougeâtre semblant assez nette. En fait une vraie tôle ondulée qui fait vibrer les tripes. L’avion se parque près d’une cahute, un petit échange de colis. Vous avez 4 heures pour visiter le village. Si vous n’êtes pas là, je reviens la semaine prochaine. Les huttes aux parois légères sont là, à portée de voix. Des femmes, poitrines nues, entourées d’enfants rasés comme des bonzes s’occupent sans me voir. Je traverse le village comme si je marchais sur la lune. Où sont donc les hommes? Je me dirige vers la rive paisible de la rivière. Je vois enfin quelques hommes en habit de nature. Ils sont si grands que j’ai l’impression d’être un nain. Palabres, barrière totale de langue devant ces Noubas ou ces Nuers. Je mets ma sacoche sur la tête comme eux portent leur charge. Geste miraculeux qui m’ouvre les cœurs. Et l’on m’entoure, et l’on me croche, et l’on me présente des pacotilles. Des femmes ôtent leurs bracelets en me suppliant. On me montre des billets crasseux avec insistance. J’ai la trouille! Quatre heures de harcèlement, pas de bouna beit pour boire. Je sors un beau billet tout neuf au profil charismatique impérial et le troque contre un bracelet d’ivoire identique à celui de l’emblématique photo de la déesse portant calebasse. (Je garde ce talisman à mon chevet depuis 38 ans.) Les dollars m’ont libéré des solliciteurs, je décide de faire trempette dans la si belle rivière endormie sous l’écrasante chaleur. Je m’asperge, je fais la planche, mon visage brûle. Avec mon maillot, je suis le seul habillé du village. Le groupe des mâles, aux très longues virilités, ensuite m’emmène le long de la rive et 500 mètres en amont, ils me désignent comme des bois flottés… qui sont en fait de gros crocodiles dérivant au fil de l’eau. Décidément, je suis Candide en pleine brousse. Un ange tutélaire m’assiste et gomme mes conneries… je cours vite au rendez-vous du Dakota6. Pourvu qu’il repasse!… IL arrive, il m’emporte en sauts de puce vers la Nouvelle-Fleur. AH! Les crococo, les crococo, les crocodiles… sur les bords du Nil, ils sont partis… n’en parlons plus!!! JEAN-YVES”.
    HT. répond le 03.12.2012: “Merci beaucoup Jean-Yves pour cette anecdote colorée qui aurait pu être savoureuse… pour les crocodiles. Je n’ai pu me rendre dans cette province reculée de l’Ethiopie, tout à fait à l’ouest du pays. Ainsi ton récit vivant et détaillé complète le mien.”

    • BRUNELIN Rémi says:

      Moi non plus, je n’ai pu me rendre à Gambela (difficile de circuler dans le pays entre 76 et 78). Par contre, je me souviens parfaitement de cette affiche qui m’avait fait le même effet qu’à J-Yves…Quelle grâce! Je me la suis procurée (l’affiche…) dans un magasin d’Addis (avec d’autres posters) et l’ai accrochée dans le salon de notre appart du haut de la Churchill où j’ai pu l’admirer pendant 2 ans (et où j-Yves a du l’apercevoir aussi…) et même plus car je l’ai emportée à Paris (l’affiche…) où elle est restée au mur un certain temps.Je l’ai toujours… dans un placard.

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