EPISODE / PART 17

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 17 : Le Parc National d’Aouache 15 Oct.1977

Part 17 : Awash National Park 15 Oct.1977

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

En cette fin de septembre, ma situation pour l’année scolaire qui commence s’est clarifiée: je vais reprendre mon enseignement du français langue étrangère à l’Alliance, dont la rentrée est fixée au 3 octobre, pour toute la période jusqu’en juin. Rémi et Yveline, qui m’avaient prêté leur appartement, viennent de rentrer et j’ai dû quitter les lieux. Je tiens à remercier ici ces camarades pour leur confiance car cette solution provisoire qui a duré presque deux mois a été pratique, agréable et pour tout dire quasiment providentielle. Je ne retourne heureusement pas à l’hôtel mais m’installe chez un groupe de coopérants et d’autres résidents français qui louent ensemble une grande villa et qui m’accueillent temporairement. Je dois leur en savoir gré maintenant encore en 2011, notamment à Pierre-Yves et Marie car ils m’ont “dépanné”, mais ce séjour ne sera pour moi qu’une période de recherche et d’attente. J’écris le 2 octobre que « je suis maintenant chez des amis dans une maison indépendante. C’est plus loin du centre et de l’Alliance, et j’aimais mieux l’autre, mais tant pis ». Maintenant, Jean-Noël et moi sommes devenus de grands camarades. Avec Rémi et Yveline, nous allons former un petit groupe de copains, et grâce à ces trois amis ma nouvelle vie à Addis sera beaucoup plus agréable. « [Jean-Noël] m’a prêté hier [1er oct.] sa petite Fiat 127; ça m’a fait plaisir. C’était la première fois que je touchais un volant en Ethiopie. Les rues d’Addis Abeba sont bien calmes et la circulation est réduite par la pénurie d’essence. Pour les voitures en plaque jaune (avec détaxe), il n’y a pas de problème. A part ça, l’approvisionnement est très bon ». Je me fais établir un permis de conduire éthiopien et je loue une boîte aux lettres à la poste principale de l’avenue Churchill (voir Annexes 7 et 8). Je commence à penser à de futurs nouveaux déplacements de vacances à l’étranger et je commande à ma banque en France des traveller’s cheques car je veux éviter de recourir à nouveau au procédé dont j’ai dû user pour les Seychelles (v.Episode 12). Mais je récupérerai ces fonds « après des formalités sans fin, car quand ils [la banque en Ethiopie] ont eu reçu l’argent, ils voulaient me payer en $ éthiopiens! ». J’ai repris les cours particuliers que je donne au médecin de l’OMS. Cela me plaît et me procure un peu de numéraire en espèces locales, ce qui est pratique. Je continue mes relations amicales avec Jean-Luc et Dominique et je dîne chez eux les 7 et 25 octobre. Dominique a trouvé un emploi au lycée Guebre Mariam. Je poursuis mes recherches de logement définitif, toujours sans succès. Je songe aussi à mon sort pour l’an prochain: j’aimerais rester en Ethiopie ou trouver un poste d’enseignement dans un autre pays et je commence à m’informer des possibilités.

At the end of this month of September, my situation has
cleared up about the school year that has just begun: I’m going to resume my
teaching French as a foreign language, until next month of June, at the
Alliance, which is starting its classes again on the 3rd of October. Rémi and
Yveline, who had lent me their flat, have just come back and I had to leave. I
want to thank those companions now for their confidence, for this provisional
solution, which lasted almost two months, was convenient, pleasant and I must
say nearly providential. Fortunately, I don’t have to go to a hotel again, but
I settle down at the home of a group of people serving on Voluntary Service Overseas
and other French residents, who rent together a large house, and who put me up
temporarily. I must be grateful to them still now in 2011, particularly to
Pierre-Yves et Marie for they “bailed me out”, but for me this stay will only
be a time of searching and waiting. I write on the 2
nd of October that ‘I’m staying with friends
in a detached house. It’s farther from the city centre and the Alliance, and I
preferred the previous one, too bad for me’. Now Jean-Noël and I have become
very good companions. With Rémi et Yveline, we are going to form a small group
of mates, and thanks to those three friends, my new life in Addis will become
much more pleasant. ‘[Jean-Noël] lent me yesterday [1 Oct.] his little Fiat
127; I was pleased. It was the first time I had touched a steering wheel in
Ethiopia. Addis Ababa streets are quiet and there is little traffic because of
the shortage of petrol. For cars with yellow (duty-free) plates, there is no
problem. Otherwise, supplying is allright.’ I have an Ethiopian driving licence
made out for myself and I rent a box at the city main post office in Churchill
Avenue (see Annexes 7 and 8). I’m starting thinking about new holiday trips abroad
and I order traveller’s cheques from my bank in France for I don’t want to have
recourse again to the process I was forced to use to go to Seychelles (see Part 12). But I’ll recover those funds ‘after endless
formalities, for when they [the bank in Ethiopia] had received the money, they
wanted to pay me in Ethiopian $!’. I have resumed the private tuition in French
to the World Health Organization doctor. I like it and it supplies me with a
little Ethiopian money in cash, which is convenient. I continue my friendly
relationship with Jean-Luc and Dominique and they invite me to dinner on the
7th and the 25th of October. Dominique has found a job at the Guebre Mariam
highschool. I go on with looking for permanent lodgings, still without success.
I also think about what I’ll do next year: I’d like to stay in Ethiopia or to
find a post as a teacher in another country and I start gathering information
about the possibilities.

hv-Ethiopie Aouache Oasis 15.10.77-

Lors de la fin de semaine des 15 et 16 octobre, je fais une excursion au parc national d’Aouache, en compagnie d’une douzaine de camarades, répartis dans trois voitures, dont deux Méharis, que l’on voit sur la photo ci-dessus. Cette réserve est située à environ 200 km à l’est d’Addis, à l’extrémité sud du pays afar et au nord de la vallée des lacs du Rift éthiopien (v. Episode 19). L’altitude n’étant pas très élevée (à peine 1000 m à Aouache), le climat y est chaud et sec et les paysages semi-arides. Le parc compte divers sites intéressants. Le matin du samedi 15, nous faisons halte à l’endroit appelé “l’Oasis”.

At the weekend of the 15th and 16th of October, I go for an excursion to Awash National Park, with about 12 companions, divided into three cars, including two Méharis you can see in the photo above. This reserve is situated about 200 km east from Addis, at the south tip of the Afar country and northwards from the Ethiopian Rift Valley lakes (see Part 19). As the altitude is not very high (hardly 1000 m above sea level in Awash), the climate there is warm and dry with semiarid landscapes. The park owns diverse interesting spots. On Saturday the 15th in the morning, we visit the place called “the Oasis”.

hw-Ethiopie Aouache Oasis 15.10.77-

hx-Ethiopie Aouache Oasis 15.10.77-

Voici deux vues de l’Oasis, qui grâce à ses plans d’eau possède une belle végétation de palmiers et bien entendu un aspect bien plus verdoyant.

Here are two views of the Oasis, which through its stretches of water owns a fine vegetation of palm trees and of course a much more verdant look.

hy-Ethiopie Aouache Oasis 15.10.77-

L’Oasis recèle une source chaude, qui forme une sorte de vasque dans laquelle on peut se baigner. L’eau est trop chaude sans être vraiment brûlante, et un bain de courte durée n’est pas désagréable. Nous en profitons un court moment.

The Oasis conceals a warm spring, which forms a kind of basin in which one can have a swim. The water is too warm but not really hot, and a dip is not unpleasant. We make the most of it for a short moment.

hz-Ethiopie Aouache Oasis 15.10.77-

A la source chaude, nous rencontrons un garde armé. Nous sommes dans une réserve contrôlée, ici.

At the warm spring, we meet an armed guard. We are in a controlled reserve, here.

ia-Ethiopie Parc d'Aouache 15.10.77-

Nous passons la journée à visiter les vastes espaces du parc. En dehors des divers étangs ou cours d’eau qui existent dans la réserve, les paysages sont ceux d’une savane épineuse et clairsemée. Nous rencontrons parfois des nomades. A une occasion, nous offrons de l’eau à boire aux membres d’un petit groupe. Ils déclinent la proposition, mais quand nous précisons que c’est «de l’eau d’Addis-Abeba», ils veulent goûter.

We spend the day visiting the wide spaces of the park. Beside the diverse stretches of water and rivers which exist in the reserve, the landscapes are those of a thorny and sparse savannah. Sometimes we meet nomads. Once, we offer some water to drink to the members of a small group. They decline the proposal, but when we point out that this is ‘Addis Ababa water’, they want to taste it.

ib-Ethiopie Parc d'Aouache 15.10.77-

Ce village semble assez isolé, dans un environnement austère.

This village seems to be pretty remote, in an austere setting.

ic-Ethiopie Près de Métahara 15.10.77-

Cependant la ligne du Chemin de fer Franco-Ethiopien, lien essentiel, passe non loin de là. La route entre Addis Abeba et Diré-Daoua traverse également le parc, mais il n’est pas question pour nous en ce moment, en pleine guerre de l’Ogaden, d’aller plus loin à l’est dans le pays que le but de notre présente excursion. On voit ici, près de Métahara, la montagne et un des plans d’eau que j’avais interprétés depuis ma place dans le train comme étant probablement d’origine volcanique (v.Episode 2).

However, the Franco-Ethiopian railway line, an essential link, goes by not a long way from here. The road between Addis Ababa and Dire Dawa crosses the park as well, but it’s out of question for us at the moment, in the middle of the Ogaden war, to go further eastwards into the country than the goal of our present excursion. You can see above, near Metahara, the mountain and a stretch of water which I had interpreted from my seat in the train as being probably of volcanic origin (see Part 2).

id-Ethiopie PHOTO JNB Probabl.Sortie Aouache 15.10.77-

La troisième voiture de notre groupe est celle de Jean-Noël, que l’on voit ici sur cette photo lui appartenant et qu’il m’autorisé à publier. C’est grâce à cet ami et à sa petite Fiat verte, qu’il utilise presque comme un véhicule tous terrains, que j’ai pu faire avec lui de belles excursions en campagne et en brousse, ainsi que des sorties en ville, lors de ma seconde année scolaire dans le pays, passée à Addis. Le cliché n’est pas daté et ne correspond peut-être pas à ce petit voyage.

The third car of our group is Jean-Noël’s, whom you can see here on this photo that belongs to him and which he gave me permission to publish. Thanks to this friend and his small green Fiat, which he uses nearly as an all-track vehicle, I had the possibility to go with him for fine excursions in the country and the bush, as well as to do outings into town, during my second school year in the country, which I spent in Addis. The snapshot is undated and perhaps it doesn’t correspond to this small trip.

ie-Ethiopie Chutes de l'Aouache 15.10.77-

Le fleuve Aouache limite le parc au sud et présente de belles chutes, qui ne sont bien sûr en rien comparables à celles de Tiss Issat, sur le Nil Bleu (v. Episode 5).

The river Awash flows at the park south boundary and displays fine waterfalls, which of course can’t be compared to Tiss Issat, on the Blue Nile (see Part 5).

if-Ethiopie Chutes de l'Aouache 15.10.77-

Un autre aperçu du site des chutes, avec une belle cascade, en fin de journée. Les eaux du fleuve Aouache ne rejoignent pas la mer mais finissent leur course dans le bassin endoréique du lac Abbe, à la frontière djiboutienne.

Another view of the falls spot, with a fine cascade, at
the end of the day. The river Awash waters don’t join the sea but end up their
way into the endorheic Abbe Lake basin, at the Djiboutian borderline.

ig-Ethiopie Parc d'Aouache 15.10.77-

Nous avons dérangé semble-t-il un petit troupeau d’antilopes
Oryx, alors que soleil se couche sur cette steppe ou savane très ouverte. Alors
que nous photographions ces animaux, Jean-Noël et moi, dans la Fiat verte, nous
trouvons tout à coup séparés des deux autres véhicules et nous ne parvenons plus
à les localiser. Nous décidons de rentrer mais nous ne trouvons pas la bonne
piste et nous sommes gênés par les rails du chemin de fer qu’il nous faut
traverser. Nous trouvons enfin un passage avant l’obscurité. Ouf! Il n’aurait
peut-être pas fait bon dormir là. Nous passons la nuit plus sereinement dans un
petit hôtel au confort très spartiate avant de rentrer le lendemain 16 octobre à
Addis. 
                                    EPISODE 18

It seems that we have disturbed a small herd of Oryx antelopes, while the sun is setting on this steppe or very open savannah. While
we photograph the animals, Jean-Noël and I, in the green Fiat, find ourselves
parted from the other two vehicles and we don’t manage to sight them any more.
We decide to go back but we don’t succeed in finding the good trail and we are
hampered by the railway track we have to cross. We find eventually a passage
before dark. Phew! Perhaps we wouldn’t have slept well at all, staying there. We
spend the night more serenely in a small hotel, with very Spartan comfort before
coming back to Addis the following day (16 Oct.).
             PART 18

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6 Responses to EPISODE / PART 17

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  4. Jean-Yves C. a écrit le 07.06.2012: “L’Aouache: Tes photos évoquent bien la moiteur de l’oasis. J’ai presque les mêmes plantes grasses dans mon jardin de Bretagne. Quel contraste avec la savane sèche où paissent les oryx. Mon antilope préférée, c’est le dic-dic, si petiot, si fin, si bondissant, si rapide! Je me souviens d’avoir vu dans la grande rivière un concile d’hippopotames baillant et plongeant en provoquant de grands remous d’eau boueuse. Tes débuts au volant ont du être difficiles. J’ai eu une collision sur la place Maskal avec une camionnette brinquebalante. On m’avait dit de ne jamais m’arrêter car un lynchage dans la foule est possible. J’ai filé au Ghion… poursuivi par un motard de la Police… Je suis passé au tribunal à Arat-Kilo. Mon avocat m’avait prévenu de ne surtout pas polémiquer et de plaider coupable car les juges étaient très susceptibles et ravis de se mettre sous la dent un GUETOTCH FARENDJI. J’ai donc payé une amende… de 10 dollars éthiopiens. Autre souvenir de voiture: je me suis trouvé près du mercato, au milieu d’une émeute de la faim et les manifestants se sont mis à frapper ma méhari. Le plastique n’étant pas sonore… ils ont commencé à chahuter la voiture: tu connais la suspension des Citroën. Pour éviter d’être écharpé, j’ai accéléré et l’auto a bondi en hoquetant et en piquant du nez comme un taureau dans l’arène. Pendant les quelques secondes de stupéfaction, j’ai pu faire une percée et m’enfuir vers la place Saint Georges. J’habitai encore en haut. Mon voisin de palier était le Capitaine Tessera de la Garde Impériale. Il m’impressionnait beaucoup à cause de son regard. Je pense qu’il était membre du complot et du Directoire révolutionnaire. Il abusait de la boisson et doit être mort: la révolution dévorant ses enfants! JYJ..”
    HT. a répondu le 07.06.2012: “Bonjour Jean-Yves. C’est toi qui devrais écrire tes mémoires. Ta façon poétique et tes souvenirs fournis tiendraient le lecteur en haleine. Merci en tout cas pour l’intérêt que tu portes à mon travail et pour les retours que celui-ci t’inspire.
    Oui l’Aouache est très varié, entre les vastes étendues sèches et les points d’eau luxuriants.”

  5. Rémi Brunelin a écrit le 30.08.2012: “Cet épisode correspond à notre retour en France, Yveline et moi.Je reviendrai sur les changements apportés à notre vie professionnelle.Mais, Hubert évoque le Parc National de l’Aouache.Nous avons pu y aller de nombreuses fois car ce n’était pas très loin d’Addis, à environ 200 km. Je me souviens notamment de la première fois (à l’occasion de ce périple vers Harar fin 76 ou début 77).Nous avions loué des sortes de mobil home pour 1 ou 2 nuits avant de poursuivre vers Harar avec J-Noël et les O.Nous en avions profité pour voir les chutes de l’Aouache, visiter le Parc sous la conduite d’un garde armé qui a eu son utilité car nous nous sommes,une fois, heurtés à une piste obstruée de petits troncs d’arbres disposés pour nous empêcher de passer.Nous étions plusieurs voitures et avons dû en descendre pour libérer le passage. La présence du garde armé a visiblement dissuadé les « shiftas » d’intervenir pour nous voler. Le meilleur moment de ce 1er séjour a été le bain dans la source chaude de l’oasis.Hubert évoque ce site enchanteur.J’ai une photo où nous sommes dans l’eau comme dans un jacuzzi en plein air avec Francis, Colette, Michel, Carole, Jean-Noël et moi. Souvenir bien agréable. Nous aurons l’occasion d’y retourner à plusieurs reprises après l’arrivée d’Yveline en mars 77.Je me souviens en particulier qu’un guépard apprivoisé circulait entre les tables du restaurant du Parc et qu’Yveline, plus courageuse que moi, n’avait pas hésité à le caresser. Ce fauve ne perdait son caractère pacifique qu’à la vue du chien (Poncho, drôle de nom pour un chien éthiopien !) des O. Là, il devenait fou et nous pouvions apprécier la vélocité admirable de cet animal, le plus rapide au monde.Celui-là devait toutefois manquer un peu d’entraînement dans la savane et partait avec un handicap car qu’il lui fallait contourner les mobil home , ce qui laissa au pauvre Poncho le temps de se mettre en sécurité sous les cris affolés de ses maîtres. Puisque je suis dans les anecdotes plaisantes, une autre fois, nous avions eu l’occasion de croiser un groupe de fiers Danakils avec lequel une partie de football s’engagea sans qu’ils se délaissent de leurs lances traditionnelles. C’était pittoresque.J’ai tenté 1 ou 2 photos mais ils n’ont pas apprécié et ont retrouvé leur sens des réalités en me réclamant un petit bakchich pour leur peine, ce qui les a fait baisser dans mon estime… Une autre fois (je ne sais plus combien de fois nous y sommes allés ; je n’ai pas, comme Hubert, répertorié et classé mes souvenirs, mais je lui sais gré de l’avoir fait car ça m’aide à faire ressurgir des souvenirs un peu oubliés !), nous prenions encore un bain à l’oasis quand surgit un jeune Danakil complètement nu qui se plongea dans la source chaude. Nous sommes sortis de l’eau, un peu gênés, surtout les filles qui ont eu à peine le temps de juger comme il était…superbe !

    à suivre après épisode 18”.

  6. Huberaime says:

    Jean-Yves C. a écrit le 30 nov. 2012: “La Méhari à MASKAL Square, grand’place d’ADDIS-ABEBA. S ‘engager sur Maskal était aussi périlleux et aléatoire que tourner autour de l’Arc de Triomphe parisien. J’y suis entré en collision avec une camionnette portant triple charge ficelée vaille que vaille. Immédiatement, je vois un attroupement furibond, gesticulant, bruyant et hostile. OH la la! Il faut fuir pour ne pas se faire écharper et lapider. Le moteur sollicité fait trois soubressauts en piquant du nez, en émettant le cri étrange de la deux chevaux malmenée. Ce qui m’ouvre une voie au milieu des ânes bâtés de foin, piétons en toge agitant un bâton, véhicules improbables et au loin un petit policier sifflant pour débloquer la place. JE M’ENFUIS DONC! Je fonce vers le grand hôtel GHION IMPERIAL dans lequel j’avais un studio et un abri sûr pour la fameuse méhari ouverte à tout vent. Je sirote, soulagé. PATATRAS! Deux motards en grand uniforme frappent à ma porte et me donnent non seulement un procès verbal mais m’assignent au tribunal pour délit de fuite. “UN GUETOTCH” au tribunal d’Arat KILO: je vais tâter de la justice éthiopienne: d’abord demander conseil à un Arménien qui me servira de truchement pour négocier, trouver un scribe qui remplira bien des feuillets sous un petit abri de tôle. Convoqué à l’audience, me voici dans une interminable queue de pauvres gens ayant dans les mains des éventails de papier. Au loin, un fonctionnaire harassé et tranchant juge au pas de charge. Je dois suivre la consigne: ne pas polémiquer! ne pas contester! avoir une attitude humble et désolée. Me voici face à la loi: j’entends: GUILTY or NOT GUILTY! Je prononce le mot guilty, synonyme de délivrance. J’écope tout penaud d’une amende énorme pour un Ethiopien, modeste pour le farendji que je suis. Je vois en sortant une foule toujours plus énorme faire la queue entre deux rangées de scribes et d’avocats en demande de clients. Finalement, la justice impériale était plus expéditive et efficace que la nôtre pour les petites affaires. JEAN-YVES.”

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