EPISODE / PART 25

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 25 : Yémen : Djibla, Ibb, Taiz 29 Mars 1978

Part 25 : Yemen : Jibla, Ibb, Taiz 29 March 1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

If you arrive directly at this page, please read THE INTRODUCTION PAGE AND THE CONTENTS afterwards.

La première partie de mon séjour au Yémen a été riche en découvertes insolites. J’entame, en cette matinée du 29 mars, une seconde boucle, de quatre jours, au travers du sud-ouest du pays. Je suis accoutumé au système très pratique et très abordable des taxis collectifs, utilisés également en Ethiopie et je me rends donc de bonne heure à la station des véhicules en partance pour Ibb, ville située à environ 170 km au sud de Sanaa.

The first part of my stay in Yemen was rich in unusual sights. On this 29th of March in the morning, I’m starting a four-day second round trip, across the south-west of the country. I’m used to the very convenient and reasonable-priced collective taxis system, used in Ethiopia as well. So I go to the taxi rank early in the morning to find a vehicle bound to Ibb, a town located about 170 km south from Sana’a.

lk-Yémen Djibla 29.03.78-

Depuis Ibb, que je visiterai tout à l’heure, je vais tout de suite à Djibla, 10 km plus au sud. « Ces deux villes, surtout Djibla, sont magnifiques de par leur site et leur architecture. Djibla est hérissé des minarets de ses 32 mosquées [lettre du 8 avril]». Voici une vue de cette dernière localité. On ne retrouve pas dans cette région les stucs blancs de Sanaa, sauf ici sur le superbe minaret de la principale mosquée, mais là comme à Kaokaban et Thula, l’unité et la simplicité du style permettent à la petite ville de s’intégrer parfaitement à son environnement.

From Ibb, which I’ll visit afterwards, I go first to Jibla, 10 km southwards. ‘Those two towns, especially Jibla, are magnificent, regarding their setting and their architecture. Jibla is spiked with the minarets of its 32 mosques [letter of 8 April]’. Here is a view of the latter locality. One won’t find the Sana’a’s white stuccos in that region, except here on the main mosque superb minaret, but here as in Kawkaban and Thula, the unity and simplicity of the style enable the small town to become integrated in its environment perfectly.

ll-Yémen Djibla 29.03.78-

Ces deux Yéménites veulent bien poser devant Djibla. Il n’est pas rare dans ce pays de voir un homme arborer un grand poignard à la ceinture.

These two Yemenis don’t mind posing in front of Jibla. It’s not uncommon in this country to see a man bearing a large dagger at his belt.

lm-Yémen Djibla 29.03.78-

Je pénètre maintenant à l’intérieur de la bourgade.

Now I’m entering the inner village.

ln-Yémen Djibla 29.03.78-

La grande mosquée de Djibla est belle et curieuse. Le bassin donne des idées de plongeon car malgré l’heure encore matinale et l’altitude voisine de celle de Sanaa, il fait déjà bien chaud.

Jibla great mosque is strange and beautiful. I feel like a dip into its pool for its already pretty hot, despite the early hour and the altitude similar to Sana’a’s.

lo-Yémen Ibb 29.03.78-

Je visite maintenant Ibb, assez grande ville située dans une région fertile. Les Yéménites rencontrés sont toujours bien disposés envers l’étranger et acceptent généralement d’être pris en photo. On est assez souvent sollicité par des enfants cherchant à se procurer un peu d’argent, mais ils ne sont pas agressifs ou chapardeurs.

Now, I’m visiting Ibb, a rather large town situated in fertile land. The Yemenis I meet are always well-disposed towards the foreigner and usually don’t mind being photographed. One is pretty often asked for a little money by children, but they are neither aggressive nor light-fingered.

lp-Yémen Ibb 29.03.78-

La sobriété des silhouettes carrées de ces édifices de pierre assez sombre est égayée par de nombreuses petites fenêtres de formes variées parfois richement moulurées et par le blanc des parties peintes à la chaux. On voit ici deux petites ouvertures triples délicatement ouvragées et peintes de couleurs vives. L’irisation entre les deux n’est qu’un défaut de la pellicule. Les fenêtres au Yémen sont conçues pour voir depuis l’intérieur sans être vu. La partie laissant passer la lumière est souvent constituée d’une sorte de vitrail. L’intérieur de la maison, généralement passé à la chaux, assez sombre et frais, est éclairé d’une lumière délicate.

The sobriety of the square figures of these edifices of rather dark stone is brightened up by many variously-shaped small windows, sometimes richly decorated with mouldings, and by the whitewashed parts. You can see here two small finely-worked triple openings painted in bright colours. The iridescence between the two of them is but a defect in the film. In Yemen, the windows are devised to see from inside without being sighted. The part enabling light to come in through often consists of a kind of stained-glass window. The interior of the house, usually whitewashed, rather dark and cool, is delicately lit.

lr-Yémen Taiz 29.03.78-

L’après-midi, un nouveau trajet d’une cinquantaine de km en taxi collectif me mène à Taiz, la seconde ville du pays par sa population, après la capitale. On voit ici le drapeau de la République arabe du Yémen, aussi appelée Yémen du Nord, avant la réunification de 1990 avec la partie orientale du pays.

In the afternoon, a fifty-kilometre new drive in a collective taxi leads me to Taiz, the second town in the country regarding population, after the capital city. You can see here the flag of the Yemen Arab Republic, also known as North Yemen, before the 1990 reunification with the eastern part of the country.

ls-Yémen Taiz 29.03.78-

Je visite une partie de la ville, située à 1400m d’altitude et dominée par une montagne élevée dont je n’entreprends pas l’ascension à cause de l’heure qui avance, de la chaleur et de la fatigue. Le cliché ci-dessus semble banal mais montre au premier plan un consommateur de khat avec sa “chique” caractéristique, devant une circulation automobile chargée. Je constate en effet que si les Yéménites ont un mode de vie généralement simple et traditionnel, voitures et motos sont très nombreuses et le pays semble beaucoup plus riche que l’Ethiopie. Je m’installe pour la nuit au Delux Hotel et essaie de bien me reposer avant la journée assez rude qui m’attend le lendemain.                            EPISODE 26

I visit a part of the town, situated about 1400 m above sea level and overlooked by a pretty high mountain the ascent of which I don’t undertake, for it’s too late and because of the heat and tiredness. This snapshot (above) seems commonplace but shows a consumer of khat, with his characteristic quid, in front of the city’s busy traffic. I actually notice that if Yemenis usually lead a simple and traditional life, there are lots of cars and motorbikes and the country looks much wealthier than Ethiopia. I put up at the Delux Hotel for the night and try to have a good rest before the pretty hard day which is waiting for me to-morrow.                              PART 26

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3 Responses to EPISODE / PART 25

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  3. Jean-Yves Courant a écrit le 16.06.2012: “Je parcours comme au premier jour ce parcours que je faisais plusieurs fois par mois en taxi collectif. Le col de Manakha d’où l’on voyait au loin les basses terres le long de l’océan Indien était un arrêt obligé: on y mangeait une galette de blé trempé dans le foul ou la moulouria. Les canettes écrasées formaient sur plusieurs centaines de mètres un revêtement sonore. J’ai encore le clap-clap saccadé, très vif dans les oreilles. Ces villages merveilleusement situés étaient très rudes et bruts… J’ai assisté à une exécution de trois hommes le long d’un muret à la Kalashnikov. Des violeurs, m’a-t-on dit! Dans un autre village, j’ai vu un homme, fers aux pieds qui sautillait dans le souk d’échoppe en échoppe en plaisantant. Semi-liberté ou ancêtre du bracelet électronique. Ta photo du bassin de la mosquée de Djibbla me rappelle que toutes les eaux pour les ablutions étaient polluées depuis l’arrivée des troupes égyptiennes au cours de la guerre civile de 65 à 72. La bilharziose a envahi tout le Yémen, les soldats se lavant dans ces beaux bassins dont l’eau ne devait jamais stagner: Dans les Beit el Maa (toilettes), il en était de même. Dans les shint beit (maison de la merde), l’usage de papier était prohibé car le papier est le support du Coran. Mon nom de COURANT, proche par sa prononciation de Coran m’a donné une aura de sacralité au Yémen, en orient et dans les îles indonésiennes. Taez était très enserrée dans les collines, les gens toujours rudes mais un peu plus vifs et policés. J’ai eu la chance de visiter le palais des imams: un vrai capharnaüm. J’avais remarqué une collection de flacons de parfum et bien sûr des armes blanches… Les fusils et cartouchières étaient portées par tout un chacun en ville comme à la montagne, en voiture comme aux champs. On le voit bien sur tes photos.”

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