EPISODE / PART 35

MON GRAND VOYAGE : ETHIOPIE 1976-78 : 20 mois à travers 10 pays

MY GREAT TRIP : ETHIOPIA 1976-78 :

20 Months across 10 Countries

Episode 35 : Syrie: Le Chemin de Damas 01 Juil.1978

Part 35 : Syria: The Way to Damascus 01 Jul.1978

Si vous arrivez directement sur cette page, lisez ensuite LA PAGE D’INTRODUCTION ET LE SOMMAIRE.

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Après avoir découvert Saïda le 26 juin et Jbeil le 28, je passe agréablement les deux jours suivants à Beyrouth, qui demeure calme. Pour mon excursion à Palmyre, je me suis procuré le visa d’entrée pour la Syrie – il me faudra obtenir sur place un visa de sortie pour revenir au Liban – et je vais profiter, grâce aux relations des Soeurs, d’une place de passager dans une voiture qui va faire le trajet vers Damas. En ce 1er juillet, en début d’après-midi, je rencontre mon chauffeur: c’est une ravissante jeune femme, au volant d’une superbe Chevrolet décapotable, de couleur vert olive métallisé. Nous allons faire ce parcours en tête à tête. Décidemment les Soeurs ne vivent pas au milieu d’un cercle austère et fermé, mais au sein d’un monde ouvert aux autres. Je suis un peu stupéfait, mais évidemment agréablement surpris! Je ne suis toutefois pas longtemps déstabilisé et j’ouvre bien mes yeux sur l’intéressant itinéraire qui va se dérouler devant moi. La route quitte la capitale et l’étroite plaine côtière en direction de l’Est et gravit bientôt les pentes du Mont-Liban, la chaîne de montagnes parallèle au rivage, qui culmine à 3000 m environ et qui a donné son nom au pays. Le mot Liban vient d’une racine sémitique signifiant blanc, en référence aux neiges qui couronnent les sommets. Nous franchissons un col et je constate que la plupart des nuages d’origine maritime accumulés sur le flanc occidental ne dépassent pas la ligne de crête. Nous descendons dans la plaine de la Bekaa, plateau ou large vallée, fertile dans sa partie centrale et méridionale, d’à peu près 12 km de large et située à 900 m d’altitude environ. Nous escaladons maintenant l’Anti-Liban, chaîne de montagnes parallèle à la première mais un peu moins élevée. L’arrêt à la frontière syrienne, au niveau du col, est une formalité de très courte durée. Cette fois, nous laissons toutes les vapeurs méditerranéennes derrière nous: le ciel est bleu roi, sans aucun nuage et le paysage déroule ses étendues quasiment désertiques alors que nous descendons sur Damas. Nous n’avons mis que deux bonnes heures pour parcourir les quelque 150 km et nous voilà arrivés. J’aurais aimé que ce voyage dure plus longtemps!

After the visit of Saïda on the 26th of June and Jbeil on the 28th, I spend the next two days pleasantly in Beirut, which remains quiet. For my excursion to Palmyra, I have obtained the entrance visa for Syria – I’ll have to get an exit visa in that country to go back to Lebanon – and I’m going to take advantage of a seat in a car bound to Damascus, thanks to the connections of the Sisters. On this 1st of July, at the beginning of the afternoon, I meet my driver: a ravishing young woman takes the steering wheel of a magnificent convertible Chevrolet, which is olive-green with a metallic finish, just for the two of us. Really, the Sisters don’t live in the middle of an austere and closed circle, but in a world open to the others. I’m pretty amazed, but of course pleasantly surprised! However, I don’t remain disconcerted for a long time and I open my eyes wide onto the interesting route which is about to unfold before me. The road leaves the capital city and the narrow coastal plain to the east and soon climbs the slopes of Mount Lebanon, the mountain range parallel to the shore, which reaches 3,000 m at its highest point and has given the country its name. The word Lebanon comes from a Semitic root meaning white, because of the snows crowning the summits. We cross a pass and I notice that most of the clouds coming from the sea, which accumulate on the west side, don’t go past the watershed. We drive down to the Beqaa valley, a plateau about 900 m above sea level and 12 km wide, fertile in its central and south parts. Now we climb the Anti-Lebanon mountains, a range parallel to the first one but a little less high. The stop at the Syrian border, at the watershed pass, is a very short formality. This time, we leave any Mediterranean haze behind us: the sky is royal blue and cloudless, and the landscape unfolds its nearly barren stretches while we are driving down to Damascus. It has taken us only two good hours to cover the 150 km or so and here we are. I would have liked the journey to last a longer time!

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Me voici à nouveau seul dans une ville inconnue. J’en ai l’habitude maintenant. Je m’occupe d’abord de trouver une chambre d’hôtel pour me rafraîchir et déposer mes affaires, puis je pars à la découverte de la capitale. Je me rends à une agence de voyages pour participer à un tour organisé vers Palmyre. Je partirai demain en autocar et je resterai une nuit sur place. Je visite maintenant la mosquée des Omeyyades, dont vous voyez l’entrée ci-dessus. Au fond à gauche, le Dôme de l’Horloge, du VIIIe siècle.

I’m by myself in a town I don’t know, again. I’m used to it now. I deal first with finding a room in a hotel to freshen up and leave my things, then I start visiting the capital city. I go to a travel agency to take part in an organized tour to Palmyra. I’ll leave to-morrow by bus and I’ll stay one night there. Now I go and see the Umayyad mosque, whose entrance you can see (above). In the background, on the left, the Dome of the Clock, from the VIIIth century.

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L’accès au sanctuaire est gratuit et permis aussi aux non-musulmans. Tout le monde doit enlever ses chaussures. La cour, très grande, couverte d’un beau pavage brillant, est bordée de portiques sur trois côtés.

People who are not Muslims are given permission for access to the sanctuary as well, free of charge. Everybody has to take off their shoes. The courtyard, very large, covered with a beautiful shining paving, is lined with porticoes on three sides.

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Façade de la salle de prière, sur la cour.

The prayer room façade, opening onto the courtyard.

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Une vue intérieure de ce magnifique édifice, l’un des plus vénérables de l’Islam. Il serait dommage de venir à Damas et de manquer cette visite.

An inside view of this splendid edifice, one of the most venerable of Islam. It would be a pity to come to Damascus and to miss this visit.

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Je constate que plusieurs mosquées et monuments de la cité possèdent un curieux décor de bandes horizontales noires et blanches, ce qui leur donne un aspect plus massif. Je dîne dans un petit restaurant avant de rentrer à mon hôtel.                          EPISODE 36 

I notice that several mosques and buildings in the city own a curious pattern of black and white horizontal stripes, which give them a more massive appearance. I have dinner in a small restaurant before coming back to my hotel.                   PART 36

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4 Responses to EPISODE / PART 35

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  3. Jean-Yves C. a écrit le 18.06.2012: “Tu es dans le registre touristique et je suis encore dans l’émotion pour tout ce qui touche au Proche-Orient. Je reconnais la grande mosquée de Damas, sa grande esplanade, son minaret dénommé Jésus. L’entrée par le souk Al hamidiyé, entre des colonnes romaines est époustouflante: confrontation des siècles et des mondes. Ce que tu dis des religieuses dans ton préambule est tout à fait bien remarqué. C’étaient souvent des femmes refusant le mariage arrangé, en plus de la vocation qui ouvrait les portes de l’éducation et du pouvoir enseignant.”

  4. Barbier says:

    Cela me rappelle de bons souvenirs, du temps où mon père travaillait à côté de Damas, (1990), sur des forages pétroliers, en plein désert, près de Palmyre, sous une chaleur étouffante ! Avec les attentats, les splendides ruines de Palmyre ont bien failli disparaître à tout jamais.

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